(extrait du Parrain, de Francis Ford Coppola, le père de la fille pour ceux qui comme moi ne jurent que par Sofia)
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Coucou, petit scarabée,
C'était juste pour t'exhorter à mettre en ligne la suite de tes aventures.
Voilà.
C'est tout.
GPO
GPO, c'est l'acronyme de Gros Papa Ours. L'entité qui partage le corps de mon papa, avec Gros Papa Crocrodile. J'ai deux papa en un. La différence n'est pas très subtil : GPO c'est celui qui donne les Ipods à Noël (et s'extasie de ce que ça peut faire ces petites bêtes là), GPC c'est celui qui râle parce que j'ai acheté une DS avec plein de jeux débilitants un indispensable dictionnaire de kanji, et que j'ai des factures en retard*. GPO c'est le Père Noël (barbe et nez rouge compris) ; GPC c'est le père fouettard. Totalement schizophrène, j'vous l'dis.
Mais dans le cerveau torturé de cet homme malade (hum, je devrais peut-être attendre d'être financièrement indépendant avant de dire ça...), la chose Gros Papa Crocrodile, cette essence de cruauté, raffinée et instable comme un bloc d'uranium, connaît bien des moyens de me torturer l'esprit. Usant de techniques certainement enseignée par la CIA (c'est mon Ben-Laden à moi, quoi), il usurpe l'identité de son alter ego Gros Papa Ours (il a beau signer GPO, je reconnais sa mesquinerie !), et il joue à me titiller sur un de mes points sensibles : ma procrastination.
Ouais j'ai pas posté depuis deux mois. Mais j'assume !! (depuis un moment, j'ai compris qu'assumer ça permettait de moins culpabiliser et d'avoir la classe, même si on continue d'être un connard qui abandonne ses fidèles lecteurs :P)
Donc je dis à GPC que je fais ce que je veux, et que plutôt que de l'"exhortation", son mail ressemblait à des manières de mafieux des années 30, genre "Ecoute, Gino, tou té plais dans ta pizzeria, et tou sais qué lé boss, c'est ton amico, et il apprécie tes efforts. Mais Gino, si tou né fais pas un peu plus d'efforts, ça va pas sé passer bien. Tou né voudrais pas té fâcher avec lé boss, Gino. Non, vraiment, tou né voudrais pas."
Du coup, par esprit de contradiction (et parce que de toutes façons, à ce niveau-là de l'article, mon papa est déjà en route vers le notaire pour modifier les modalités de l'héritage) je vais encore rien écrire pendant deux mois.
Ou pas.
Après tout, c'est Noël...
**NB. Il suffit de quelques jours de retard pour se faire couper l'électricité ; le Japonais est susceptible. Mais il suffit de quelques heures (et d'un passage à la supérette du coin) pour la faire rétablir, même après 18h ; le Japonais est efficace.











