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  <title>Le blog de l'Incurable</title>
  <link>/blog/</link>
  <description></description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 19 May 2012 16:31:23 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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  <item>
    <title>Ce qu'il y a de plus pénible dans l'écriture : la sécheresse, l'intervalle entre deux livres, comme un hiatus dans sa propre durée intérieure. On se croirait en suspens.</title>
    <link>/blog/post/2009/01/22/Ce-quil-y-a-de-plus-penible-dans-lecriture-%3A-la-secheresse-lintervalle-entre-deux-livres-comme-un-hiatus-dans-sa-propre-duree-interieure-On-se-croirait-en-suspens</link>
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    <pubDate>Thu, 22 Jan 2009 19:05:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>charmant</category><category>difficile</category><category>fan de</category><category>silencieux</category><category>somnambule</category><category>suspensif</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Citation de Fernand Ouellette, dans &lt;em&gt;la Mort vive&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n'aime pas les blogs d'écriture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tous ces gens qui écrivent et qui prétendent que leur prose a de l'intérêt, n'est-ce pas insupportable ? Je veux dire, quand tu dessines un minimum &lt;a href=&quot;http://www.bouletcorp.com/blog/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;correctement&lt;/a&gt; et que tu as de &lt;a href=&quot;http://lestoujoursouvrables.over-blog.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;l'humour à revendre&lt;/a&gt;, de &lt;a href=&quot;http://vidberg.blog.lemonde.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;bonnes idées&lt;/a&gt; à étaler sur un site plein de gadgets en flash &lt;a href=&quot;http://blog.zanorg.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;trop cools&lt;/a&gt; et qu'en plus t'as des &lt;a href=&quot;http://missgally.com/blog/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;gros seins&lt;/a&gt; (ou des petits mais beaucoup de &lt;a href=&quot;http://vuedelaprovince.canalblog.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;sensibilité&lt;/a&gt; en remplacement) à dessiner (surtout si tu te dessines souvent &lt;a href=&quot;http://louvreblondeau.canalblog.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;toute nue&lt;/a&gt;), là tu fais un blog BD, tu as des dizaines de milliers de lecteurs et tu œuvres à améliorer le sort de l'humanité. Mais écrire, quoi, bordel de sainte vierge en slip kangourou, écrire tout le monde peut le faire !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors tu cherches à te rendre intéressant. Tu racontes ta vie, tes hauts, tes bas, tes malheurs d'amour, tes bonheurs de jeux vidéos (parce que faut être un peu geek pour avoir un blog), tu postes des vidéos de chats trouvées sur youtube, tes photos de plage genre &amp;quot;carte postale floue&amp;quot;, des extraits de bouquins que t'aimes bien mais que personne ne lira puisque personne ne te lit. Au final tu as une centaine d'articles avec deux trois commentaires de copains. Et. C'est. Tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'étais à peu près dans cet état d'esprit depuis quelques mois. Vous l'avez remarqué. Le plus malheureux étant que je suis au Japon et que je suis censé faire un blog de voyages où je raconte les bons coins pour manger des sushis à 105 yens et se taper un urticaire géant bien prurigineux et sexy comme il faut, mais que cela m'ennuie. Je suis trop égocentrique pour me départir de mes petits problèmes persos chiants et trop déconnecté de la réalité matérielle du Japon et de ses chaussettes orteillées pour parler de ce qui se passe (pas) à Okinawa. Malheureusement, j'ai envie de parler de mes fesses, mais pas sur internet. Je suis sans doute devenu plus pudique pour ce qui est de mes émois sentimentaux, par exemple. D'une manière générale, plus envie d'écrire, à part à quelques crétins sur des forums publics parce que c'est pas dieu possible d'être con pareil, quand je suis de mauvaise humeur. Même plus de commentaires chez les copains-copines (mais je te lis toujours assidûment &lt;a href=&quot;http://lucioleencouleurs.hautetfort.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Luciole&lt;/a&gt;). Rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et je suis tombé sur le blog de &lt;a href=&quot;http://lasoeurkaramazov.net/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Mitternacht&lt;/a&gt; (par pur hasard, via le blog superbement dessiné d'&lt;a href=&quot;http://lanternebrisee.net/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Esther&lt;/a&gt;). Ce blog, c'est le blog d'écriture perso par excellence, qu'une fille a réalisé toute seule avec ses petites mains, pour se faire plaisir. Un blog décousu comme une vie peut l'être, plutôt joli parce qu'elle est bricoleuse, bien écrit, avec des moments de creux, des vidéos de youtube et des photos de voyage (très chouettes, mais Prague c'est toujours chouette). Pas mal de commentaires, d'amis ou pas, on ne sait jamais sur internet. Un blog parmi plein d'autres, j'en suis certain. Mais j'ai aimé son style, j'ai aimé ses coups de gueule nécessaires, autant que ses digressions inutiles. Et je me suis dit que ça devait être une fille chouette, et qu'elle avait dû se faire plaisir à écrire tout ça... J'ai appris pas mal de choses et j'ai sincèrement apprécié ses talents d'écriture. Ce qui est rare. Au fond, ce n'est pas le blog incroyablement exceptionnel d'une fille incroyablement exceptionnelle, mais c'est le seul qui, en trois mois d'ennuis sur le net, m'ait vraiment donné envie de me remettre au mien. Et pour cette raison, j'en remercie très chaleureusement l'auteure, et je lui fais deux bisous sur chaque joue (on est sur internet, on se permet tout). Elle ne le saura sans doute pas, sauf si elle tape son pseudo sur google et qu'elle tombe sur cette page (ce qui ne m'étonnerait guère, si elle a un blog c'est qu'elle est égocentrique !), mais c'est sincère. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après tout, ce que l'on apprécie en lisant des blogs, c'est parfois de sentir, au détour d'une phrase ou d'un lien, qu'il y a des gens, quelque part, on ne sait où, dont on apprécie les goûts, que l'on aimerait connaître, un jour, peut-être. Et. C'est. Tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et oui le suspens quant à la continuation du blog est toujours là qui vous tiraille l'estomac, mais je ne sais pas encore si je trouverais des trucs intéressants à raconter &amp;gt;__&amp;lt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Un homme qui ne passe pas de temps avec sa famille n'est pas vraiment un homme.</title>
    <link>/blog/post/2008/12/25/Un-homme-qui-ne-passe-pas-de-temps-avec-sa-famille-nest-pas-vraiment-un-homme</link>
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    <pubDate>Thu, 25 Dec 2008 21:50:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>amateur de films noirs</category><category>gadgetophile</category><category>impertinent</category><category>loin de sa maison</category><category>procrastinateur</category><category>silencieux</category>    
    <description>    &lt;p&gt;(extrait du Parrain, de Francis Ford Coppola, le père de la fille pour ceux qui comme moi ne jurent que par Sofia)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Subject : Blog&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou, petit scarabée,&lt;br /&gt;
C'était juste pour t'exhorter à mettre en ligne la suite de tes aventures.&lt;br /&gt;
Voilà.&lt;br /&gt;
C'est tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GPO&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GPO, c'est l'acronyme de Gros Papa Ours. L'entité qui partage le corps de mon papa, avec Gros Papa Crocrodile. J'ai deux papa en un. La différence n'est pas très subtil : GPO c'est celui qui donne les Ipods à Noël (et s'extasie de ce que ça peut faire ces petites bêtes là), GPC c'est celui qui râle parce que j'ai acheté une DS avec &lt;del&gt;plein de jeux débilitants&lt;/del&gt; un indispensable dictionnaire de kanji, et que j'ai des factures en retard*. GPO c'est le Père Noël (barbe et nez rouge compris) ; GPC c'est le père fouettard. Totalement schizophrène, j'vous l'dis.&lt;br /&gt;
Mais dans le cerveau torturé de cet homme malade (hum, je devrais peut-être attendre d'être financièrement indépendant avant de dire ça...), la chose Gros Papa Crocrodile, cette essence de cruauté, raffinée et instable comme un bloc d'uranium, connaît bien des moyens de me torturer l'esprit. Usant de techniques certainement enseignée par la CIA (c'est mon Ben-Laden à moi, quoi), il usurpe l'identité de son alter ego Gros Papa Ours (il a beau signer GPO, je reconnais sa mesquinerie !), et il joue à me titiller sur un de mes points sensibles : ma procrastination. &lt;br /&gt;
Ouais j'ai pas posté depuis deux mois. Mais j'assume !! (depuis un moment, j'ai compris qu'assumer ça permettait de moins culpabiliser et d'avoir la classe, même si on continue d'être un connard qui abandonne ses fidèles lecteurs :P)&lt;br /&gt;
Donc je dis à GPC que je fais ce que je veux, et que plutôt que de l'&amp;quot;exhortation&amp;quot;, son mail ressemblait à des manières de &lt;a href=&quot;http://www.bouletcorp.com/blog/index.php?date=20081220&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;mafieux des années 30&lt;/a&gt;, genre &amp;quot;Ecoute, Gino, tou té plais dans ta pizzeria, et tou sais qué lé boss, c'est ton amico, et il apprécie tes efforts. Mais Gino, si tou né fais pas un peu plus d'efforts, ça va pas sé passer bien. Tou né voudrais pas té fâcher avec lé boss, Gino. Non, vraiment, tou né voudrais pas.&amp;quot;&lt;br /&gt;
Du coup, par esprit de contradiction (et parce que de toutes façons, à ce niveau-là de l'article, mon papa est déjà en route vers le notaire pour modifier les modalités de l'héritage) je vais encore rien écrire pendant deux mois. &lt;br /&gt;
Ou pas.&lt;br /&gt;
Après tout, c'est Noël...
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;**NB. Il suffit de quelques jours de retard pour se faire couper l'électricité ; le Japonais est susceptible. Mais il suffit de quelques heures (et d'un passage à la supérette du coin) pour la faire rétablir, même après 18h ; le Japonais est efficace.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La chance, c'est une question de veine.</title>
    <link>/blog/post/2008/10/24/La-chance-cest-une-question-de-veine</link>
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    <pubDate>Fri, 24 Oct 2008 21:20:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>bien entouré</category><category>dun humour particulier</category><category>gadgetophile</category><category>plutôt chanceux au final</category><category>à Okinawa !</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Pierre Dac (1896 - 1975), extrait des &lt;em&gt;Arrières-pensées&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois, tout n'est qu'une question de chance et de malchance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chance, c'est par exemple jeudi, quand j'étais au Centre des Relations Internationales (le Centre quoi, même si ça fait &amp;quot;nom de repaire de méchants dans une mauvaise série télé&amp;quot;), en train de glander, parce qu'il ne sert qu'à ça ce fichu centre, et que des gens sont arrivés pour offrir des o-miyage à Minami, John et Kachô (le kachô, c'est le boss). Les o-miyage, c'est une coutume adorable, qui est de ramener un petit quelque chose à ses collègues, amis, ennemis, et hamsters (non pas eux en fait) quand on va quelque part. Et généralement ça se mange. Là c'était des choux à la crème, et j'en ai eu un. Coup de bol quoi.&lt;br /&gt;
Le Centre sus-nommé : &lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/24/La-chance-cest-une-question-de-veine/blog/public/Japon19.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/24/La-chance-cest-une-question-de-veine/blog/public/./.Japon19_m.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3&amp;gt;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;
Rempli de souvenirs (des centaines de photos, et quelques cadavres de boîtes de gâteaux), d'étrangers perdus (Charlie, Français,  Kusa, Taïwanaise, et Min-yeon, Coréenne, qui porte bien son nom) et de Japonaises en goguette (Aki, derrière, étudiante en espagnol... ce qui m'a fait réviser mon espagnol, eh oui, j'aurais pas cru après quatre ans)...&lt;br /&gt;
Dans le même genre de chouette cadeau auquel je m'attendais pas, j'ai reçu une viennoiserie au chocolat de Kusa (un &amp;quot;melon-pan&amp;quot; ils disent, même que ça a pas goût de melon, mystère que je n'ai toujours pas résolu), de John un superbe polo orange toujours à l'effigie de l'université (oui c'est orange, mais ça a de la gueule), de Kosuke un sac genre Eastpak avec le nom de l'université dessus, ce qui est la classe ultime s'pas, et de Kusa encore un super totoro en peluche trop beau, pour aller avec celui que j'ai déjà. Et de beaucoup de gens, j'ai reçu beaucoup de sympathie et de sourires, et ça fait plaisir ça madame.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sinon, dans le genre pas de bol, lundi j'ai fait une allergie à chais pas quoi. Et paf, urticaire géant sur les deux tiers du corps (on notera tout de même la clémence du-dit urticaire, qui ne s'est propagé ni sur les mollets, ni sur les avant-bras, ni dans le cou, ni sur le visage, ce qui m'a permis d'aller dignement à l'hôpital). Pas de bol, donc. &lt;br /&gt;
Mais non je n'ai pas de photos. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par contre, j'ai des photos de ce qui a été une chouette surprise : une promenade en bus à Ikei-jima et Miyago-jima, vers l'est :&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/24/La-chance-cest-une-question-de-veine/blog/public/Japon20.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/24/La-chance-cest-une-question-de-veine/blog/public/./.Japon20_m.jpg&quot; alt=&quot;081023_1308&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/24/La-chance-cest-une-question-de-veine/blog/public/Japon21.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/24/La-chance-cest-une-question-de-veine/blog/public/./.Japon21_m.jpg&quot; alt=&quot;081023_1256&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
(tentative de panorama avec mon portable super high tech...)&lt;br /&gt;
Oui, j'ai quand même un peu de chance au final.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cadeau-bonux à la con : &lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/24/La-chance-cest-une-question-de-veine/blog/public/Japon22.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/24/La-chance-cest-une-question-de-veine/blog/public/./.Japon22_m.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3&amp;gt;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Cinq minutes pour faire comprendre à Samy (de Macao, effondrée derrière) qu'il y a écrit &amp;quot;bon jouir&amp;quot; sur sa serviette de bain. Mais qu'est-ce qu'on s'est marré !!&lt;br /&gt;
Quand on est dans un pays dont on ne comprend pas bien la langue, l'humour régresse beaucoup...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Tout le monde savait que c'était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait.</title>
    <link>/blog/post/2008/10/16/Tout-le-monde-savait-que-cetait-impossible-Il-est-venu-un-imbecile-qui-ne-le-savait-pas-et-qui-la-fait</link>
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    <pubDate>Thu, 16 Oct 2008 22:15:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>intello</category><category>malade</category><category>tellement cool</category><category>à Okinawa !</category>    
    <description>    &lt;p&gt;(Marcel Pagnol, 1895-1974)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Petit récapitulatif des cours qui me sont gracieusement fournis par l'Okikokudai (沖縄国際大学, Okinawa Kokusai Daigaku, Okinawa International University, Université Internationale d'Okinawa...) : (note : ici les cours durent systématiquement 1h30, ce que je trouve très bien, je me demande toujours pourquoi on s'entête en France à faire des cours trop courts de 1h ou trop longs de 2h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- 12 heures de japonais. Boum. Au départ, j'étais chez les débutants, puis on m'a convaincu d'intégrer les intermédiaires. Les débutants, c'est les Rennais, qui ont eu trois heures de cours par semaine pendant trois ans, ce qui est un peu de la rigolade quand on a fait deux ans de licence de jap en LCE comme moi. Les intermédiaires, c'est un groupe de Chinois qui sont au Japon depuis un ou deux ans, donc qui maîtrisent parfaitement les caractères chinois et qui depuis le temps parlent couramment japonais à l'oral. Et moi, je suis intermédiaire entre les débutants et les intermédiaires, et ils savent pas quoi faire de moi. Il ne me reste donc plus qu'à bûcher comme une bête pendant un an....(ce qui est très drôle par contre, c'est qu'ils ont du mal à lire les kanas, c'est-à-dire ce misérable petit syllabaire de 50 caractères que l'on est censé maîtriser au bout d'une semaine de cours ! Et que j'ai un meilleur niveau de grammaire oO)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Un cours de français en master. Normalement c'est un cours de version pour les Japonais, donc français &amp;gt; jap. Je me demande ce que la prof va faire avec trois pauvres Français dans son cours. Suspense...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Un cours d'okinawaïen. Bercé par de la musique dont j'étais censé étudier les paroles, j'y ai très bien dormi. Je n'y ai rigoureusement rien appris par contre. Si quelqu'un a une méthode d'okinawaïen qui traîne dans un placard, de préférence pas en japonais, ça m'intéresse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Un cours avec un prof &amp;quot;américain&amp;quot; qui n'a plus vécu dans son pays d'origine depuis quelques dizaines d'années, dont j'ai totalement oublié l'intitulé, mais qui est extrêmement intéressant, sur l'acquisition d'une seconde langue, les problèmes d'acculturation, l'origine individuelle ou sociale des problèmes d'apprentissage, du style &amp;quot;La vitesse d'apprentissage en terre étrangère dépend-elle uniquement de la motivation ?&amp;quot;, avec le cas des étrangers qui ont un boulot de larbin, et qui ne s'autorisent pas à parler à leur patron friqué, ce qui ne les aide pas à s'améliorer en langues, forcément.&lt;br /&gt;
Par ailleurs, cela m'a permis de croiser des &amp;quot;graduate students&amp;quot; (大学院生, daigakuinsei), des étudiants en master, qui n'ont pas du tout le même profil que les étudiants habituels (undergraduate). On dirait qu'il y a une frontière entre les deux, car quand j'ai demandé pourquoi il y avait si peu de graduate students (quatre dans le département d'anglais oO), c'est parce que ça servait à rien pour avoir un travail...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et plusieurs cours avec une prof chinoise, plus ou moins en anglais, parce qu'une Chinoise qui enseigne l'anglais en japonais à un Français est bien la preuve de la réussite de la mondialisation :&lt;br /&gt;
- un cours sur la phonétique anglaise... miam miam...&lt;br /&gt;
- un cours sur la &amp;quot;communication non-verbale&amp;quot;, avec une classe de Japonais qui sont absolument ravis d'avoir un Français avec eux. Plusieurs filles m'ont demandé de leur enseigner le Français, ce que je trouve trop beau pour être vrai ! Je dois faire un résumé en japonais du texte anglais, ce que je trouve d'une absurdité très surréaliste...&lt;br /&gt;
- un cours de master, enfin, sur l'enseignement de l'anglais, et en particulier sur l'interlangue (le système en train de se créer quand on apprend une nouvelle langue) et la fossilisation (quand une erreur d'apprentissage devient une mauvaise habitude). Bref, très chouette, et puis on sera deux pour ce cours, du moins c'est prévu. Ce qui sera mieux que cette semaine où on était un, c'est-à-dire moi tout seul face à la prof (charmante, par contre). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec tout ça, je ne devrais pas m'ennuyer... Je crois que je n'ai pas encore conscience que j'en ai trop pris. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cadeau bonux 1 :&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/16/Tout-le-monde-savait-que-cetait-impossible-Il-est-venu-un-imbecile-qui-ne-le-savait-pas-et-qui-la-fait/blog/public/Japon17.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/16/Tout-le-monde-savait-que-cetait-impossible-Il-est-venu-un-imbecile-qui-ne-le-savait-pas-et-qui-la-fait/blog/public/./.Japon17_m.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3&amp;gt;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Y'a du lourd, sur le bureau de John, des Relations Internationales...&lt;br /&gt;
Au premier plan : des chaussettes coréennes. Il paraît que c'est un comique apprécié là-bas. Moi au premier regard, j'ai trouvé qu'il avait une tête de psychopathe, et je me suis demandé pourquoi ils avaient mis un avis de recherche sur des chaussettes. Au second regard aussi, d'ailleurs. &lt;br /&gt;
Ensuite, une superbe réplique de la voiture pokémon signalée précédemment. La classe ultime...&lt;br /&gt;
Et juste derrière, une réplique du van de John, qui n'est pas du tout sans rappeler le tacot de &lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=109815.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Little Miss Sunshine&lt;/a&gt;, vous remarquerez. Ce qu'il confirme en sortant une publicité pour LMS qu'il cachait sous son bureau... un bon gars ce John, définitivement !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cadeau bonux 2 :&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/16/Tout-le-monde-savait-que-cetait-impossible-Il-est-venu-un-imbecile-qui-ne-le-savait-pas-et-qui-la-fait/blog/public/Japon18.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/16/Tout-le-monde-savait-que-cetait-impossible-Il-est-venu-un-imbecile-qui-ne-le-savait-pas-et-qui-la-fait/blog/public/./.Japon18_m.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3&amp;gt;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Nan mais TROP cool, quoi...&lt;br /&gt;
Un Stitch déguisé en shisa... c'est ultime. (le shisa c'est un genre de chien ou de lion qui protège les maisons du coin) Et y'a même la ugly dolly de Lilo !!&lt;br /&gt;
Derrière, vous pouvez voir ma magnifique serviette de bain en l'honneur de l'université (300yens), et ma couette dont je n'ai PAS choisi le motif....&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La bière, la bière, qu'est-ce qu'elle a fait de moi la bière ?</title>
    <link>/blog/post/2008/10/14/La-biere-la-biere-quest-ce-quelle-a-fait-de-moi-la-biere</link>
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    <pubDate>Tue, 14 Oct 2008 22:06:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>gadgetophile</category><category>gourmand</category><category>picoleux</category><category>prétentieux</category><category>sportif (oupas)</category><category>à Okinawa !</category>    
    <description>    &lt;p&gt;(paroles extraites de &amp;quot;la Bière&amp;quot;, des Garçons-Bouchers, super groupe de rock-punk-musette)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour raconter un truc où que ça bouge plus, je peux raconter ma journée de samedi. (Non ce n'est pas le bordel ma façon de raconter. En narratologie, ça s'appelle une structure narrative non-linéaire, donc ne dites pas que mon blog c'est le bordel, dites que c'est une figure de style !)&lt;br /&gt;
Ma journée commence donc vers trois heures de l'aprèm (en narratologie, comme ailleurs, ça s'appelle une grosse flemme), heure à laquelle je me lève plein d'entrain, où je trébuche contre un cadavre de bol de nouilles instantanées, où je m'éclate un doigt de pied sur cette p*** de marche qui mène à la salle de bain, et où je découvre que le brillant designeur de mon intérieur à moi (que je bénis chaque jour) a mis un filtre sous le trou de la bonde, comme ça les restes d'omelette de la veille décollés de la casserole, ben ils partent pas tout de suite, ils squattent encore un peu pour me délivrer leur bonne odeur au petit matin quand je prends mon bol de Nesquik (du vrai, d'ailleurs). Et après, ils squattent encore dans la poubelle, histoire que je ne les oublie pas, les restes moisis d'œufs qui étaient déjà à la limite de la péremption. Eh oui, le rêve cède toujours le pas au prosaïsme du quotidien... Mais rassurez-vous, la plage n'est jamais très loin, vous pouvez toujours me haïr  !&lt;br /&gt;
Si je me lève si tôt, c'est que je tiens absolument à me rendre au hyakkin, c'est-à-dire au 100¥ plaza, un &amp;quot;tout à 100¥&amp;quot; qui porte bien son nom et qui l'affiche en gros sur sa devanture, ce dont je remercie la grâce, parce que savoir où on entre avant d'y être entré est un privilège qui me manque dans ce pays de sauvages. Et dans le tout à 100¥, je trouve tout, enfin tout qui vaut 100¥, qui vaut parfois plus, qui vaut souvent moins mais c'est pas grave. Je trouve des écouteurs, des baguettes, un éventail (mon achat le plus intelligent sans doute !), des gommes, toutes sortes de gommes (mais elles sont tellement choux !), une gomme électrique (vraiment), un thermomètre (qui reste bloqué sur 28°C, je comprends pas, il doit être buggé vous pensez pas ?), de la sauce soja (ça remplace le sel ici), des éponges, des nouilles, beaucoup de nouilles, une vache en plastique qui ouvre la bouche et qui fait de la lumière quand on lui appuie sur le dos (mais vous comprenez pas que c'est &lt;em&gt;indispensable&lt;/em&gt; ???), un carnet pour noter le vocabulaire, des fiches à kanjis, des lunettes de plongée, des mentos au raisin, des enveloppes, de la barbe à papa sous plastique (il paraît qu'Amy Winehouse est accroc à la barbapapa aromatisée à la coke... c'est pour ça que j'aime internet), des saloperies de biscuit aux algues qui me rappellent le port de Cherbourg (beuargl (et c'est encore pire quand les biscuits traînent et deviennent tout mous)), des mini-lettres pour écrire mon nom sur ma porte d'entrée, des CD gravables, une règle graduée (je tiens vraiment à mesurer ce foutu placard à chaussures), et enfin, tenez-vous bien : des cure-oreille traditionnels japonais en bambou ! Le must-have quand vous vous voulez vous intégrer au Japon !&lt;br /&gt;
Et j'en passe et des meilleurs, si bien que je ressors avec une quarantaine d'articles. Tous indispensable. Et je n'ai pas acheté ce qu'il y avait de pire :&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/14/La-biere-la-biere-quest-ce-quelle-a-fait-de-moi-la-biere/blog/public/Japon11.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/14/La-biere-la-biere-quest-ce-quelle-a-fait-de-moi-la-biere/blog/public/./.Japon11_m.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3&amp;gt;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
(cliquez pour mieux voir, et je veux dire, faites-le vraiment !)&lt;br /&gt;
Oui, c'est bien ce que vous pensez voir. Un faux phallus en forme de canard, et des seins gonflables. Un mélange intéressant de Patrick Sébastien et de Jean-Marie Bigard, je dirais. Avec une petite pointe de Philippe Bouvard. (Ce qui me ferait presque douter que &lt;a href=&quot;http://img180.imageshack.us/img180/5606/japan1xssy3rl9.jpg&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Japan iz superior&lt;/a&gt;, comme j'ai appris pendant deux ans en fac de jap)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois rentré dans mon antre, après avoir constaté que les bactéries contenues dans le cadavre d'omelette étaient on ne peut plus vivaces, on frappe a à ma porte pour m'inviter à un cours de danse okinawaienne, le fameux Eisa. Il s'agit en fait, du moins dans cette région de l'île, de deux danses simultanées et coordonnées : le te-odori (&amp;quot;danse avec les mains&amp;quot;) des femmes, et les tambours (ôdaiko et shimedaiko, le grand et le petit tambours), dansés indifféremment par les hommes et les femmes, mais plutôt les hommes à l'origine on dirait. Kuma-chan fait du te-odori parce que, n'est-ce pas, elle a des muscles de crevette paralytique. (enfin, c'est ce qu'elle m'a dit en japonais, je ne fais que traduire) Du haut de mes 1m75 de muscles tout serrés et chargé de ma testostérone bouillonnante de virilité, je ne vais pas bien sûr me borner à gesticuler les mimines, donc j'essaye le shimedaiko, le moyen tambour, dans ce grand gymnase de l'Okinawa International University, qui me rappelle qu'on n'a pas tout à fait les mêmes moyens dans l'Educ Nat en France. &lt;br /&gt;
Et c'est du sport !!!&lt;br /&gt;
Les mouvements sont très amples, en restant très précis et rythmé (c'est de la danse quand même), on frappe du pied comme des brutes par terre à chaque fois qu'on tape dans le tambour, et au final on se défoule bien. Si bien que je prévois d'y retourner trois fois par semaine. Ça fait des années que j'ai pas fait de sport régulier, alors encouragez-moi surtout !&lt;br /&gt;
Si ça vous intéresse, il y a une vidéo très chouette sur &lt;a href=&quot;http://www.wonder-okinawa.jp/016/eng/movie.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la page des vidéos&lt;/a&gt; de &lt;a href=&quot;http://www.wonder-okinawa.jp/016/eng/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ce site&lt;/a&gt; (choisissez la Sonda Eisa, pour voir la version que je pratique, dans la région de Okinawa-city, mais les autres vidéos sont assez jolies et colorées aussi).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et enfin, pour me récompenser de ces efforts, j'accompagne Kuma-Chan (la danseuse), Fabien, Charlie et Sonoé dans un petit bar sympa qui fait de très bons cheese cakes. Ce qui est important quand on n'a pas mangé de la journée (忘れた... j'ai oublié...). Sonoé est partie à Rennes l'an dernier, donc elle parle un très bon français. Il y a quelque chose de très reposant dans le fait de parler français dans un endroit totalement étrangerophone. Se lever tous les matins en se disant que l'on va vivre une espèce d'énorme exercice de communication orale pendant un certain nombre d'heures, ça peut être fatigant. Oh, on s'y fait vite. Mais parfois, la terre veut retourner à la terre et le Normand à la bouse de vache. Ma langue natale, c'est un peu l'essentiel de ce qui me rattache à mon pays, comme un cordon au milieu de l'océan auquel je m'accroche quand j'étouffe dans le salmigondis des mots.¹ &lt;br /&gt;
Pour ce qui est de la soirée elle-même, je vous renvoie à &lt;a href=&quot;http://tribulations.over-blog.org/article-23734277.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;chez Fabien&lt;/a&gt; pour qui le prix des bières, c'est un peu comme le prix des mangas pour moi, un sujet d'angoisse permanent et un calibre efficace pour juger la qualité de vie d'un pays. (Nihon wa suge !)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/14/La-biere-la-biere-quest-ce-quelle-a-fait-de-moi-la-biere/blog/public/Japon13.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/14/La-biere-la-biere-quest-ce-quelle-a-fait-de-moi-la-biere/blog/public/./.Japon13_m.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3&amp;gt;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Avec ma nouvelle DS (d'occasion, pas cher du tout), et mon super dico de kanji électronique, un cheese-cake très miam, et un cocktail très gloups à base d'alcool d'Okinawa, de pasoa, et de raisins. Très chic, très chouette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A l'izakaya, une ambiance un peu différente... la bière à 100 yens coule à flot, et les sushis s'écoulent, de même que le riz cantonais ou que ce sublime mélange calamar-oignons... slurp !&lt;br /&gt;
Si bien que les Français perdent toute dignité...&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/14/La-biere-la-biere-quest-ce-quelle-a-fait-de-moi-la-biere/blog/public/Japon14.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/14/La-biere-la-biere-quest-ce-quelle-a-fait-de-moi-la-biere/blog/public/./.Japon14_m.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3&amp;gt;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
... tandis que les Japonaises (et assimilées) restent fidèles à elles-mêmes. :)&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/14/La-biere-la-biere-quest-ce-quelle-a-fait-de-moi-la-biere/blog/public/Japon15.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/14/La-biere-la-biere-quest-ce-quelle-a-fait-de-moi-la-biere/blog/public/./.Japon15_m.jpg&quot; alt=&quot;SA3D0034&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
CADEAU BONUX (spécial picole) :&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/14/La-biere-la-biere-quest-ce-quelle-a-fait-de-moi-la-biere/blog/public/Japon16.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/14/La-biere-la-biere-quest-ce-quelle-a-fait-de-moi-la-biere/blog/public/./.Japon16_m.jpg&quot; alt=&quot;SA3D0010&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Que cela soit dit, et su. Au Japon, on a du bon rouge. Et je dirais même &amp;quot;Wesh mon frère, bien ou bien ? tu veux mon bon rouge ou quoi ?&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(si je veux faire fortune et me marrer un coup, je pense que je vendrai aux Japonais le &amp;quot;Litron de Gros Rouge qui Tache&amp;quot; en leur faisant croire que c'est le nom d'un grand château bordelais super bien coté.)
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¹ Littéralement &amp;quot;Okinawa&amp;quot; signifie &amp;quot;une corde au milieu de l'océan&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>On ne peut prévoir les choses qu'après qu'elles sont arrivées.</title>
    <link>/blog/post/2008/10/12/Larrivee</link>
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    <pubDate>Sun, 12 Oct 2008 20:42:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>anti-militariste</category><category>dans son petit film</category><category>définitivement français</category><category>un peu crevé</category><category>à Okinawa !</category>    
    <description>    &lt;p&gt;(citation de Eugène Ionesco, &lt;em&gt;in le Rhinocéros&lt;/em&gt;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'arrivée à Okinawa était pour le moins folklorique, au sens imagé comme au sens strict.. Dans les films kikitsch, l'arrivée sur une île tropicale signifie systématiquement l'abordage sauvage de l'arrivant par une horde de jeunes filles locales peu vêtues qui l'étouffent sous les colliers à fleurs en espérant secrètement que le bel occidental friqué à brushing les sortira de leur trou paumé et les amènera vers la civilisation, les cuisines en formica et les vernis à ongle (ce qui arrive rarement, à la fin de l'aventure il retourne généralement auprès d'une belle occidentale friquée en laissant les ostrogoths dans leur merde). &lt;br /&gt;
C'est presque ce qui m'est arrivé.&lt;br /&gt;
En fait, les primitives avaient des baskets, le collier à fleurs était en plastique, et moi je suais comme un porc sous ma tonne de sacs, dans une chaleur apocalyptique, n'ayant pas pris de douche et ne m'étant pas changé depuis presque une journée, journée quasiment sans sommeil d'ailleurs. Et mon brushing était tout défait. Elles ont pris plein de photos avec leurs portables high tech, ce dont mes cheveux gras et mon air hagard se seraient passé, et elles m'ont traîné en dehors de l'aéroport (que l'autre steward anglais polyglotte imbuvable (comme son thé) prononçait &amp;quot;aroport&amp;quot;, comme quoi il était pas si polyglotte, haha) jusqu'à un petit resto, pas cher du tout, comme tous les restos ici (si vous savez pas où aller un samedi soir, allez à Okinawa, j'ai de bonnes adresses à vous refiler). C'était bien tout de même, j'ai discuté avec les Macao Sisters (qui ont choisi comme surnom Sammy (oui comme dans Scoubidou), Casey (oui comme la rappeuse, ou la base en Antarctique), et Bernice (un équalent de Bernadette en France, mais bizarrement elle a pas apprécié quand on le lui a expliqué), toutes trois de la taille d'1m50, mais ça ne dénote pas franchement dans le décor),  qui sont arrivées quelques jours avant nous. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'étais donc un peu mort, et très heureux quand on m'a proposé d'aller à mon appartement, mon mien, mon à moi, avec un lit, enfin. Je me suis un peu écroulé de désespoir sur le parquet laqué quand j'ai vu que c'était un matelas de 5cm d'épaisseur sur du plat (c'est donc vrai que les asiatiques sont tous des êtres à la spiritualité très évoluée qui vivent en ascète avec simplement un matelas pourri, cinq heures de méditation par jour et une feuille de salade au dîner...), mais on s'y fait. On m'a montré comment marchait la douche (si on sait pas qu'il faut appuyer sur un bouton pour mettre l'eau chaude, c'est problématique...) et comment brancher l'interweb (et là je revécus !). &lt;br /&gt;
Lorsque je fus entré et déjà à l'aise dans mon nouveau cocon tropical, un cri d'horreur s'est échappé de la bouche de Sammy, je cite : &amp;quot;KUTSU !!&amp;quot;. J'avais oublié d'enlever mes chaussures, comme dans tout lieu de résidence japonais qui se respecte. Le drame, quoi. Ne voulant pas lancer un débat sur les différences culturelles (j'ai déjà une rédaction sur ça pour vendredi T__T) et sur l'incongruité de cette idée selon laquelle je pourrais pas faire ce que je veux chez moi, et ne voulant pas dégueulasser le parquet en même temps, j'ai gentiment enlevé les armes du crime de mes pieds qui n'avaient pas respiré depuis longtemps. Et là, j'ai vu LE atout majeur de cet appart : le placard à chaussures. Onze étages, quatre-vingt centimètres de large, trente centimètres de profondeur. Si j'invite le bataillon de marines du coin pour une petite bouffe, au moins ils pourront tous ranger leurs rangers à talon métallique ; voilà qui m'apaise l'esprit. On notera aussi l'évier de cantine militaire, et la penderie pour les tenues de combat (avec masque à gaz). En revanche, pour mes vêtements à moi, c'est keudchi... Cela m'a beaucoup angoissé jusqu'à ce je me dise, hier, que je pouvais &lt;em&gt;peut être&lt;/em&gt; mettre mes vêtements dans l'immensissime placard à chaussures ! Je trouvais ça extrêmement intelligent jusqu'à ce que je fasse la fête, ce soir, chez Charlie, mon camarade de nomadisme, qui avait eu cette idée et qui s'est fait enguirlander par les Chinoises. Ben oui, ça pue dans un placard à chaussures. Sauf quand on en a deux paires et demi et la flemme de les ranger dans le placard prévu à cet effet, mais ça c'est pas compréhensible pour ces jolies demoiselles. (Héhé ! vous en vouliez de l'action à Okinawa ? en voilà !!!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et comme l'article est pas super palpitant et que y'a plus de mots que de zolies photos pleines de couleur, je vous offre le rejeton de l'avion pokémon : la tuture pokémon ! Yeah !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/12/Larrivee/blog/public/Japon12.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/12/Larrivee/blog/public/./.Japon12_m.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3&amp;gt;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Et je suis trop bon, j'ai même répondu à vos commentaires sur l'article précédent. Que de lectures !...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Prolonger des adieux ne vaut jamais grand chose ; ce n'est pas la présence que l'on prolonge, mais le départ.</title>
    <link>/blog/post/2008/10/01/Le-depart</link>
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    <pubDate>Sun, 05 Oct 2008 22:37:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>définitivement français</category><category>fan de</category><category>loin de sa maison</category><category>nostalgique</category><category>techno-dépendant</category><category>à Okinawa !</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Citation de Elisabeth Bibeso (1897-1945), extraite de &lt;em&gt;Le Sapin et le Palmier&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(cliquez sur les photos pour les agrandir un peu)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une énième insomnie me donne l'occasion de sortir de mon lit pour vous donner le premier compte-rendu Made in Japan... et Dieu sait qu'il est touffu... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par une belle après-midi de début d'automne, je me trouvais ainsi dans un terminal d'aéroport avec la quasi-moitié de mon poids sur le dos, après quelques tribulations avec la seuneuceufeu dont les trains n'ont pas toujours une longueur d'avance, non non non (mais je vous épargnerai mon avis sur ce &amp;quot;service public&amp;quot;). Guettant d'un oeil les militaires à la mine patibulaire et au gros fusil qui n'ont sans doute pas trouvé d'endroit plus sympa pour faire leur promenade digestive, je me dirigeai vers le coin de la Japan Airlines et méditai sur le pourcentage toujours croissant de faux sacs Prada et de vrais appareils photo Nikon, c'est-à-dire sur le taux anormalement élevé de Japonais qui, comme ce fut confirmé plus tard, ne devrait pas décroître jusqu'à mon arrivée à Okinawa. Je me demandai aussi si l'avion allait s'abîmer sur le chemin, et pourquoi donc on disait &amp;quot;s'abîmer&amp;quot; pour le crash d'un fer à repasser géant (c'est un peu comme si j'égratignais mon hamster en le plongeant tête la première dans un mixer en marche). Ah, et je me demandai pourquoi je me faisais &lt;strong&gt;toujours&lt;/strong&gt; avoir par les panneaux &amp;quot;Borne Wi-Fi&amp;quot; qui cachent &lt;strong&gt;toujours&lt;/strong&gt; des procédés ignobles du genre &amp;quot;6€ les trente minutes pour soulager tes envies de geek&amp;quot; (c'est comme les toilettes payantes au Mont-Saint-Michel ou dans les gares ! honteux !). Je comprends un peu mieux les fumeurs qui prennent l'avion maintenant. (Mais non j'ai pas essayé de trouver un réseau non-sécurisé dans les toilettes de l'avion, ce que vous êtes bêtas !)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour rappel, Okinawa c'est là :&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/japan-okinawa_map.jpg&quot; alt=&quot;japan-okinawa_map.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On dirait le sud ? Voilà, vous avez pigé. (et oui le temps dure longtemps quand on jetlag). Donc plage, cocotier, mini-kini, mini-cul-nu et tout le reste (maintenant que tout le monde m'envie à mort, ça me lasse presque de me vanter). &lt;br /&gt;
On pourrait penser que ça ferait des valises moins lourdes, faute de vêtements chauds... mais... non. Ma mère a quand même réussi l'exploit de fourguer dans mes affaires deux anti-moustiques,  deux boîtes de pilule anti-soleil, deux flacons de crème solaire, et trois flacons pour calmer les coups de soleil, dont un spécial pour les brûlures au deuxième degré. Pessimisme ou prévoyance sur ce dernier point ? Difficile à dire. Toujours est-il que le délestage vestimentaire était largement compensé par la charge des lotions en tout genre et par le poids de l'appréhension maternelle sur mes fragiles épaules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le temps de vol jusqu'à Nagoya était de douze heures, mais à côté du hublot, j'allais pouvoir assister à l'une des nuits les plus courtes de mon existence.&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/japon1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/./.japon1_m.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3&amp;gt;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après &amp;quot;tu va ns ramenné 1 japonèz lolilol.&amp;quot;, le deuxième encouragement qui revenait le plus souvent était &amp;quot;yora d joli autèss danl avion lolilol&amp;quot;. (non en fait j'ai pas que des amis qui font &amp;quot;lolilol&amp;quot;, j'ai aussi une grand-mère, mais ça revient au même !) Eh bien non. Elles étaient soit trop vieilles, soit trop testostéroneuses (et anglaises, par la même occasion, dont un steward blond polyglotte qui draguait une équipe de volleyeuses espagnoles dans leur langue maternelle mais qui me servait du &amp;quot;ikaga desu ka&amp;quot;... moi je dis y'a délit de sale gueule, je veux qu'on me parle français même si je m'appelle pas Maria et que j'ai pas de beaux mollets &amp;gt;__&amp;lt;). L'arnaque, quoi. Mais il y avait des avantages substantiels. &lt;br /&gt;
Je passe sur l'écran individuel, vous me détestez déjà assez comme ça. Ah, non, je dois signaler que Sex and the city est beaucoup moins drôle en chinois qu'en anglais (c'est scandaleux !) et qu'Indiana Jones accuse toujours autant ses soixante balais en russe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Passons aux choses sérieuses et à la réelle justification d'un prix si honteusement élevé (à part le kérosène et les prostituées de luxe du patron) : la bouffe !&lt;br /&gt;
C'est Japan Airlines, alors c'est japonais. D'où la bouteille de gros rouge et le camembert, comme vous pouvez le constater :&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/Japon2.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/./.Japon2_m.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3&amp;gt;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Et j'imagine que les crackers c'était pour le steward anglais blond malpoli au nez grotesque (oui il m'a vraiment pas plu avec ses &amp;quot;ikaga desu kaaa ?&amp;quot;)&lt;br /&gt;
Le reste était trop inconsistant et/où inidentifiable pour valoir la peine d'être décrit.
&lt;br /&gt;
Avec mes voisins japonais, j'ai appris quelque chose de très important. Quand vous voulez expliquer à un Japonais que vous habitez pas à Paris, il faut dire que vous habitez pas loin du Mont-Saint-Michel. Ça impressionne forcément. Et même quand ils savent pas où c'est (ah là là...), ça les impressionne quand même. (si je veux être plus précis, dans mon cas, je dis parfois &amp;quot;Cherbourg, c'est la ville qu'on voit au début de Titanic&amp;quot;, ça marche presque mieux !)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nuit, entre deux gargouillements de gorge nippons ou pépiements hispaniques, j'eus du mal à m'endormir. Je me demandai combien de gens dans l'appareil laissait autant de choses que moi derrière eux, et pour si longtemps. Pendant quelques temps j'oubliai l'illusion d'internet qui me fait croire en ce moment même et comme toutes les nuits que, bof, le Japon, toutes les régions de France, le Québec même ou tout le reste, le monde entier n'est qu'à quelques kilo-octets de moi. &lt;br /&gt;
Il n'est rien de plus solitaire qu'un voyage en avion. &lt;br /&gt;
L'air artificiel de la cabine m'étouffait, tandis que je me lovais difficilement dans une mauvaise couverture, comme dans une bulle de souvenirs rapiécés. Et le nez contre le hublot gelé, j'attendais la fin de cette si courte nuit.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/Japon3.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/./.Japon3_m.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3&amp;gt;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
(Est sibérien au petit matin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'arrivée à Nagoya était évidemment assez forte en émotion. Waouh, des kanji partout ! (et juste après, waouh, reste plus qu'à les apprendre !)&lt;br /&gt;
Après un rapide passage aux douanes (j'avais vérifié les bagages avant, pour pas faire la bourde de mon voyage au Québec, où je n'avais pas déclaré un pot de foie gras... dans un continent gavageophobe ça fait pas sérieux (mais ils ont pas vu le foie de certains clients de leurs fast-food, na) ), j'ai patiemment attendu dans la salle d'attente avec une classe de lycéens que j'ai essayé d'infiltrer (&amp;quot;wesh, bien ou bien les teupo ?&amp;quot;), sans succès malheureusement. Il me manquait l'uniforme, sans doute. &lt;br /&gt;
Une grosse surprise toutefois :&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/japon4.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/./.japon4_m.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3&amp;gt;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Ouiiiiiiii l'avion Hello Kitty himself !! Grand moment d'émotion ! Couplé avec ce que j'ai vu à Okinawa, attention les yeux :&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/Japon5.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/./.Japon5_m.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3&amp;gt;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii l'avion pokemooooooooon truc de oufffffffffffffff !!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'avion de Nagoya à Okinawa, Il y avait moins de monde et les hôtesses étaient plus jeunes, plus japonaises et plus œstrogénées que le steward anglais blond polyglotte insupportable (et puis il souriait tout le teeeeemps, genre &amp;quot;ikaga desuuu kaaaaa&amp;quot; en tendant le pichet de thé vert froid). Je sentais une légère amélioration.&lt;br /&gt;
J'ai été pris d'un fou rire en feuilletant le catalogue de la Jal...&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/Japon6.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/./.Japon6_m.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3&amp;gt;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/Japon7.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/./.Japon7_m.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3&amp;gt;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Au Japon, ils ont pas le président, mais ils ont les talonnettes... (mon dieu, ces têtes de vainqueurs !)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'avion, j'étais encore près du hublot, du côté de l'aile (j'étais donc chargé du &amp;quot;OH MON DIEU LE MOTEUR EST EN FEU&amp;quot; et je prenais cette mission très à cœur). Les formations nuageuses devant moi était tout simplement magnifiques, splendides, emphatiques, munificentes, supercoquentieuses oserais-je dire. &lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/Japon8.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/./.Japon8_m.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3&amp;gt;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/Japon9.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/./.Japon9_m.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3&amp;gt;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Et tandis que l'appareil tremblait en s'approchant du sol, tandis tous regardaient vers le côté gauche pour admirer leur futur destination, leur île paradisiaque aux eaux bleu turquoise, je restai les yeux dans le vague du côté droit, vers l'Occident, et vers ce petit îlot perdu au milieu de nulle part, sur une mer tachetée de mares de lumière informes, un étrange petit bout de terre qu'aucun rayon du soleil de l'est ne daignait réchauffer. &lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/Japon10.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/10/01/Le-depart/blog/public/./.Japon10_m.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3&amp;gt;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(musique du moment : &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=NhamV6qA5Cs&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Coldplay - Lovers in Japan (acoustic version)&lt;/a&gt; )&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Même la pensée d'une fourmi peut toucher le ciel.</title>
    <link>/blog/post/2008/09/10/Meme-la-pensee-dune-fourmi-peut-toucher-le-ciel</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ec47180d93ae69df764e725c01953534</guid>
    <pubDate>Wed, 10 Sep 2008 12:37:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>appliqué</category><category>bordélique</category><category>nawakiste</category><category>procrastinateur</category>    
    <description>    &lt;p&gt;(proverbe japonais)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà, j'ai paré mon blog de ses plus beaux attraits pour annoncer ce que tout le monde sait déjà : ce blog de rien du tout devient un blog de voyage de nipponisant amateur pour nippophiles indulgents (vous, donc, qui avez intérêt à aimer le poisson cru). Je ne sais pas encore si j'aurai le temps ou l'envie d'écrire, mais ce sera jamais plus pire que ces quelques derniers mois, comme vous me l'avez parfois fait remarquer avec beaucoup de tact et un peu d'impatience (Ah, dans l'oreillette Nelson me dit &lt;a href=&quot;http://images.wikia.com/desencyclopedie/images/d/d6/Simpsons_nelson_haha.jpg&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&amp;quot;Ha ha !&amp;quot;&lt;/a&gt; ; merci Nelson). Je suppose que l'on a plus à écrire quand on ne perd pas ses journées en glandouille, &lt;del&gt;flemmeries&lt;/del&gt; flâneries, msn et playstation 2 (eh oui, Obiwan Kenobi c'était le piège dans notre grand jeu concours de l'été !) et quand on est au contact avec une civilisation étrangère pour qui le fantasme érotique ultime est une pieuvre (je me suis renseigné avant de partir). Un an à Okinawa, le Hawaï japonais, en bermuda à fleurs. Yeah. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour le moment, je ne goûte guère autre chose que les formalités administratives, qui sont effectivement des &amp;quot;formalités&amp;quot; pour toute personne organisée, ponctuelle, soigneuse, scrupuleuse, pointilleuse, vétilleuse, bref, bonne à enfermer (qui finit inéluctablement un jour en page des faits divers de la Presse de la Manche ou de la Liberté du Morbihan, après un pétage de plomb et un meurtre banalement sordide et compulsif). Pour toutes les autres personnes, c'est un labyrinthe kafkaïen, un capharnaüm laborieux, qui pousserait un &lt;a href=&quot;http://www.franquincollector.com/img/php5Ibocg.jpg&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Gaston Lagaffe&lt;/a&gt; à la préretraite en deux semaines, ou n'importe qui à la dépression nerveuse en deux jours. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce blog vous tiendra au courant pour tout détail plus substantiel et intéressant. En attendant, vous remarquerez la refonte de l'affichage du blog. Un travail de titan réalisé à grand peine... (au moins trois quarts d'heure pour trouver une chouette police). C'est comme ça chez l'Incurable, le lecteur est chouchouté !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La présence diminue la réputation, l'absence l'augmente.</title>
    <link>/blog/post/2008/09/07/La-presence-diminue-la-reputation-labsence-laugmente</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0723bddcdac7cac0c61d0dde3f19fc56</guid>
    <pubDate>Sun, 07 Sep 2008 03:21:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>fan de</category><category>intello</category><category>joueur</category><category>no-life</category><category>silencieux</category><category>un peu chiant</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Citation de Baltasar Gracian Y Morales (1601-1658)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/blog/post/2008/09/07/La-presence-diminue-la-reputation-labsence-laugmente/blog/public/C_H.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3&amp;gt;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
Tiré de Calvin &amp;amp; Hobbes, tome 1 de l'intégrale éditée chez Hors Collection.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ellipse narrative est une figure de style des plus usités, et pourtant des plus riches en possibilités d'utilisation. Elle consiste en un effacement volontaire d'une partie du récit, qui s'en trouve accéléré : le temps passé dans l'histoire est réduit à un &amp;quot;deux mois plus tard&amp;quot; qui prend quelques dixièmes de seconde de l'espace-temps du lecteur. L'intérêt est généralement de passer outre des évènements qui auraient manqué d'intérêt, ou qui auraient cassé le rythme de la narration. Elle peut aussi générer la frustration en occultant des informations attendues ou espérées (par exemple, quelqu'un crie dans la nuit, et hop on passe au petit matin). Elle peut aussi concentrer une action éployée dans le temps pour lui donner plus d'impact. Par exemple, une nuit d'angoisses fantomatiques résumée en deux visages figés par l'effroi à l'aube (à opposer, bien sûr, à la dilution narrative de la soirée en trois cases identiques, dont une muette).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maintenant que vous êtes convaincus de l'intérêt littéraire, bédéesque et cinématographique de l'ellipse, parlons peu mais parlons bien. Un blog n'est jamais un produit fini ; même stoppé, ce n'est qu'un chantier en construction. Et il témoigne de l'arythmie et des aléas de la vie de son auteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Alors, mettez votre imagination à l'épreuve, et trouvez ce que j'ai pu faire de passionnant et de chronophage durant cette SUPERBE ellipse ! ^o^&lt;br /&gt;
(toute proposition avec les mots &amp;quot;flemme&amp;quot;, &amp;quot;glandouille&amp;quot;, &amp;quot;playstation 2&amp;quot;, &amp;quot;msn&amp;quot; ou &amp;quot;Obiwan Kenobi&amp;quot; sera disqualifiée d'office !)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et bientôt, le lancement du blog version 1.5, avec le teaser d'une année riche en rebondissements et en sushis ! (et en articles de blog)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Et si c'était cela, perdre sa vie : se poser les questions essentielles juste un peu trop tard ?</title>
    <link>/blog/post/2008/06/04/Lessentialisme</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:036c8d45567b584e9fac643d003c4401</guid>
    <pubDate>Wed, 04 Jun 2008 03:37:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>dubitatif</category><category>dun humour particulier</category><category>ennuyeux</category><category>intello</category><category>pinailleur</category><category>pompeux</category><category>un peu chiant</category>    
    <description>    &lt;p&gt;(citation de Gilbert Cesbron, extraite de &lt;em&gt;Don Juan en automne&lt;/em&gt;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aristote, en bon essentialiste, faisait la différence entre les qualités essentielles et les qualités accidentels, entre le nécessaire et le contingent dans la définition d'une chose, entre ce qui fait que la chose est telle chose et pas une autre chose, et ce qui affecte la chose d'une manière accidentelle qui aurait donc pu être autre. (comment ça, &amp;quot;un peu aride, comme début d'article&amp;quot; ?)&lt;br /&gt;
Dans &lt;em&gt;Platon et son ornithorynque entrent dans un bar&lt;/em&gt;, adorable petit livre qui vulgarise la philosophie en passant par des blagues, Thomas Cathcart et Daniel Klein réfléchissent à cette idée à travers cette blague éculée et délicieuse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&amp;quot;Pourquoi un éléphant est-il gris, gros et doté d'une trompe ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;– Parce que s'il était petit, blanc et rond, ce serait une aspirine.&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Certes, me direz-vous, et alors ?&amp;quot;. Ben je comprend qu'on se dise qu'il est essentiel pour un éléphant d'être gris, gros, et doté d'une trompe ; un éléphant pas gris, pas gros et pas doté d'une trompe aurait sûrement des soucis d'identité — et quelques rendez-vous chez le psy à prévoir (jusqu'à faire son coming-out en sortant un livre &lt;em&gt;Mémoires d'une aspirine, ou comment vivre 40 ans dans l'angoisse de tomber dans un verre d'eau par inadvertance sans pouvoir le dire à personne&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne suis pas essentialiste. Pas du tout. J'aimerais mais non. &lt;br /&gt;
En notre époque, l'essentialisme prend un regain hallucinant, sans que les gens s'en rendent compte. Ça s'appelle maintenant la génétique. Prenez mon deuxième frère, par exemple. Il s'appelle Thomas. Thomas ne ressemble pas beaucoup à mon frère aîné, ni à la petite sœur, ni à moi. Il est nerveux, osseux, bougeux. Dans la famille on l'appelle parfois &amp;quot;le fils du facteur&amp;quot; ; c'est horrible, je sais. Eh bien je ne crois pas que ce fût une qualité essentielle (inscrit dans son code génétique de facteur) de Thomas de gueuler &amp;quot;BIBEROOOON&amp;quot; quand il était un tendre (et chauve) bébé alors que moi, dodu endormi, je bullais déjà paisiblement dans mes couches sales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une mésaventure récente m'obligea cependant à me pencher à nouveau sur la question. Devant l'obligation de trouver une nouvelle image pour me représenter sur les forums et sur msn, je choisis une image de &lt;a href=&quot;http://homepage.mac.com/abworks/cglib2.html&quot; hreflang=&quot;jp&quot;&gt;Yoshitoshi ABE&lt;/a&gt;, mon auteur fétiche (qui agrémente ma belle bannière de ses superbes dessins) :&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://img360.imageshack.us/img360/2415/abe04zr6.jpg&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://img360.imageshack.us/img360/5232/avaaberf5.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;
En cliquant dessus pour avoir la version grande... et pour vous apercevoir que oui, c'est bien une fille (mais si, regardez bien... elle fait du shopping !! or c'est une qualité essentielle de la fille de faire du shopping, dirait Aristote). Et là, plusieurs personnes ont fait la réflexion que, quand même, enfin, c'est une fille quoi. Or je suis un homme, un vrai, un poilu qui sent sous les bras. Sur le coup, très franchement, je n'ai pas compris. Je n'ai pas compris que l'on me refuse, ou tout du moins que l'on tique, même sous la forme d'une blague, à l'idée que je me représente, que je m'avatarise, sous les traits d'une personne de sexe féminin... J'aurais choisi Bugs Bunny pour me matérialiser dans le monde du virtuel, personne ne m'aurait objecté &amp;quot;Mais enfin, tu es un être humain, qu'est-ce que c'est que ce bordel ?&amp;quot;. À croire que le double chromosome X est une qualité plus essentielle que de bouquiner de mars à novembre (le bouquinage est un terme très mignon pour désigner la période de rut du lièvre).*&lt;br /&gt;
Et pourtant, moi ça ne me paraît pas essentiel justement. Je peux me sentir beaucoup d'affinité avec une amie qui a le même humour que moi, avec une artiste qui a la même sensibilité que moi, ou avec une héroïne de fiction, peu importe. L'identification peut marcher à plein tube sans que la différence de genre ne me pose aucun problème existentiel, dans un sens comme dans l'autre — je ne crois pas avoir de facette transsexuelle cachée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Où veux-je en venir ?&lt;br /&gt;
À la simple réflexion que si je possède des qualités essentielles, elles ne me sont pas inhérentes, mais résident dans le regard que les autres portent sur moi. Et je mentirais en prétendant que je ne fais pas la même chose avec les autres, sur d'autres motifs. Il m'est arrivé une histoire similaire un jour. Une fille avait un avatar de Marilyn Monroe, et je ne la connaissais que par cet avatar, jusqu'à ce que j'apprenne que cette fille dans la &amp;quot;vraie vie&amp;quot; avait effectivement les cheveux blonds... et la peau d'un noir de geai. Je ne peux m'empêcher qu'il y a une forme de racisme dans la gêne que j'ai ressentie face à cet &amp;quot;amalgame&amp;quot; noir/blanc, tout comme je vois une forme de sexisme dans le refus que je porte un masque féminin. Mes mots sont peut-être durs. Mais j'essaie simplement d'être cohérent avec moi-même, en combattant toute forme de réductionnisme. La question que pose Aristote se pose pour toutes choses en ce monde**, certes, mais je crois que tout le monde devrait au moins se la poser quand il juge le genre humain. Voler des poules n'est peut-être pas une qualité essentielle du gitan, et si tout le monde y réfléchissait deux secondes, y'aurait un peu plus de tolérance dans le monde. (mais alors, je n'aurai plus l'excuse de dire que c'est dans ma nature d'avoir une horloge biologique du sommeil réglée sur 4h30-11h50 en période de vacances).  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;.*Pour m'avoir enduré parfois dans mes crises de féminisme aigüe, certains savent que je suis partisan d'une égalité homme-femme pure et dure, c'est-à-dire que c'est vraiment la même chose, un homme et une femme, hormis . Les seuls différences essentielles que je reconnais à ces deux pseudo moitiés de l'humanité sont résumées dans cette blague que j'aime beaucoup :__&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Dieu, après avoir créé Adam et Eve, était plutôt content de son travail. Mais il se dit qu'il pouvait encore peaufiner la chose, alors il fit une proposition à ses deux nouveaux-nés :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;– Bon, les enfants, leur dit-il, je vais vous faire un dernier cadeau à chacun, et là, je vais vous laisser le choix pour vous les départager. Le premier cadeau, c'est de pouvoir faire pipi en restant debout, et...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;– Génial ! l'interrompt Adam. C'est exactement ce que je veux, je prends !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;– Comme tu veux, fit Dieu. Dans ce cas, c'est Eve qui aura les orgasmes multiples.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;** Pour autant que les choses existent en tant que tel. Pendant deux heures par semaine cette année, j'ai dû apprendre qu'il n'y avait pas de &amp;quot;choses en soi&amp;quot;. Ça laisse des marques.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La vie est une pute borgne, le poker est son mac</title>
    <link>/blog/post/2008/05/04/La-vie-est-une-pute-borgne-le-poker-est-son-mac</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:539ccc2bae7c134bd20d316b3d876671</guid>
    <pubDate>Sun, 04 May 2008 14:07:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>amateur de films noirs</category><category>joueur</category><category>pas vraiment pour la prostitution en fait vous savez</category><category>près de ses sous</category><category>vulgaire</category>    
    <description>    &lt;p&gt;La fumée de clope s'engouffrait dans mon pif comme des asticots dans une pomme bretonne pas fraîche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pas frais, 'sûr que c'était mon état cette nuit. Deux heures que les autres gonzes essayaient de rafler ma mise, mais ils pouvaient toujours pigner auprès de leur mère pour de l'argent de poche, je leur cracherais rien. J'avais mis suffisamment de grisbi dans l'cochon, et il s'appelait &amp;quot;reviens&amp;quot;. Francky &amp;quot;les beaux yeux&amp;quot; avait claqué deux fois la somme, mais il s'était déjà étalé comme un chien devant une meute de loups. Sa rancœur puait à cinquante mètres. Je savais qu'il irait se calmer auprès d'une frangine pour récupérer sa soirée, alors je craignais pas pour mes miches. Sinon, je l'aurais peut-être pas plumé. Dans ces soirées de merde, mieux vaut te coucher que d'exciter les nerveux, si tu veux pas retourner dans ton pieu les pieds devant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux autres me regardaient d'un air louche. Je sentais que l'alcool leur avait pourri la cervelle, mais j'étais trop fait pour voir que j'étais encore pire. Les cartes dansaient devant mes yeux comme des danseuses sur un bar. Le Roi roulait des pelles au Valet. Ça y est, j'étais plus en état de suivre. Mais je voulais mon fric, pour sûr. Alors j'ai zyeuté rapidement les tas de jetons — j'étais bon dernier — et je me suis lançé dans la castagne. Foxy Johnny s'est couché, il attendait son tour pour nous entuber. Il sait amasser les jetons et les mettre sur la table au bon moment. C'est un bon, Johnny, mais il fallait pas qu'il se couche trop, si il voulait garder son artiche. Big G. a relancé de 150, et m'a sorti qu'il avait une paire. Ce branquignolle ne mentait jamais au poker, à ce qu'y disait. C'est ce qu'on verrait : j'ai dit banco. Il avait des battoirs larges comme des dossiers de chaise, il pouvait tapisser le mur avec ma cervelle ; c'est pour ça que je me marrais comme un bossu en faisant &amp;quot;tapis&amp;quot;. J'ai tilté, comme on dit. J'étais complètement noir, surtout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a suivi. Et il a jeté ses cartes : paire de donzelles. Y'avait déjà une dame dans le flop, ça faisait un brelan. Moi, j'avais un tirage. Dans les deux cartes à sortir, il me fallait juste un dix pour faire la suite et lui foutre une peignée. J'étais déjà moins fier. Les vapeurs d'alcool s'étaient dissipées brusquement, et la sueur s'écoulait sur mon front par torrents. Les yeux de Big G. brillaient comme des poignards. Il allait m'avoir, ce con.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Première carte : deux de pique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et la deuxième, la River qui te fait tressaillir les poils et qui te fait sentir comme un chiard devant sa mater, c'était un dix de trèfle. J'étais repassé devant Big G. Mes tripes en transe ont arrêté de trembloter, et je me suis affalé sur le fauteuil moisi qui cocottait le vieux mégot. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'étais encore dans la course. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais pour combien de temps ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Service après-vente et méta-blogage</title>
    <link>/blog/post/2008/04/14/Service-apres-vente-et-meta-blogage</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:028a202b070452ad1c51d9d97d35bb72</guid>
    <pubDate>Mon, 14 Apr 2008 01:24:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>brave</category><category>intello</category><category>un peu chiant</category><category>étourdi</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Lunatik me prévient qu'il y a un trou dans l'article sur ma charmante coiffeuse (non pas un trou dans ma coiffeuse [j'ai pas assez économisé pour une kalach, mais mon anniv est bientôt]), ici même :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Puis vint le moment du coiffage proprement dit. J'étais installé dans mon beau peignoir devant un beau miroir, à contempler mes malheureux cheveux pour la dernière fois (et à estimer l'ampleur des dégâts, j'avais l'impression d'avoir Cette jeune femme avait le même défaut que tous les coiffeurs : elle était incapable de choisir à ma place.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Attendez, je le refais pour ceux qui ont la flemme de le lire : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Puis vint le moment du coiffage proprement dit. J'étais installé dans mon beau peignoir devant un beau miroir, à contempler mes malheureux cheveux pour la dernière fois (et à estimer l'ampleur des dégâts, j'avais l'impression d'avoir &lt;strong&gt;&lt;ins&gt;BIG TROU DE SA M2RE&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt; Cette jeune femme avait le même défaut que tous les coiffeurs : elle était incapable de choisir à ma place.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Je me suis posé la question : c'était là depuis le début, ce trou ? Alors je me suis dit que c'était la comparaison avec Chuck Norris qui n'avait pas plu à Chuck Norris, et qu'il avait hacké mon serveur avec ses super compétences de kacker pour la supprimer. Mais non, rassurez-vous, la comparaison avec Chuck est plus bas, elle est toujours là (comme quoi, c'est vraiment qu'une couille molle ce Chucky [Aïe, non, pas la tête !]). Et puis j'ai regardé la phrase, et j'ai compris. Je voulais mettre une chouette métaphore à cet endroit (l'impression de ?...), mais je ne l'ai pas trouvée, donc je suis simplement passé à autre chose, dépité. Et j'ai oublié de me relire et donc de rajouter la métaphore inconnue. Ça m'arrive tout le temps quand je suis fatigué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce serait bien si on avait une fonction informatique &amp;quot;insérer une métaphore pertinente et drôle ici&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chercher une métaphore, c'est comme chercher un exemple pour un devoir de sémantique. Comment expliquer la visée scientifique d'un énoncé ? Fastoche, l'ornithorynque. &lt;br /&gt;
Le raisonnement mythique ? Fastoche, Boby Lapointe.&lt;br /&gt;
L'ancrage situationnel des déictiques ? Fastoche, le télé-achat.&lt;br /&gt;
Le référent encyclopédique ? Fastoche, World of Warcraft.*&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je peux vous étonner, mais j'avoue avoir eu une difficulté bien plus marquée à trouver des métaphores à la con dans mes auto-fictions sur ce blog que des exemples à la con dans mon devoir de sémantique. &lt;br /&gt;
Pourquoi ? Tout simplement parce que j'attache plus de sérieux et d'importance à mes écrits personnels qu'à un devoir à la maison. Lecteurs, vous êtes mes chéris-chou, je ne vis que par et pour vous ! (é surtou lach t comz plizzzzzzz lol)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
\*Véridique ! Vous pouvez télécharger l'intégrale (7 pages) &lt;a href=&quot;http://incurable.fr/semantique.doc&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici-même&lt;/a&gt; si vous vous en sentez le courage. (Enfin c'est quand même un peu chiant et difficile à lire pour un non-initié, avec des concepts scientifiques sous-entendus qui sont souvent absents des théories linguistiques non-médiationnistes, mais je vous laisse seuls juges...)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Procrastinating iz not a crime</title>
    <link>/blog/post/2008/04/07/Procrastinating-iz-not-a-crime</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:79e66952b36e542b3445452cf3dd7667</guid>
    <pubDate>Mon, 07 Apr 2008 02:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>appliqué</category><category>gourmand</category><category>intello</category><category>mélomane</category><category>procrastinateur</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Les trois visées, scientifique, mythique, et poétique, qui motivent la parole, aussi différentes soient-elles, ne s'excluent pas entre elles ; elles sont complémentaires et à l'œuvre à différents degrés dans toute parole. Mais elles ont aussi leurs sœurs analogues dans les trois autres plans (dans la Théorie de la Médiation) de l'ergologie, de la sociologie et de l'axiologie, sous différents termes (visées empirique, magique et plastique pour l'ergologie par exemple) qui cachent le même raisonnement dialectique entre le monde perçu et le monde intellectuellement structuré du Signe, de l'Outil, de la Personne et de la Norme.&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà la conclusion de la première question de mon devoir à la maison. Après trois pages et demi, police 12, interligne 1,5. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça veut donc dire que la deuxième question doit être traitée en au moins deux pages, pour ne pas faire cheap. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grnx.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du coup, ça fait une heure que je me plains, et que je me console en écoutant &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=p62rfWxs6a8&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Regina Spektor&lt;/a&gt;, en mâchant des chewing-gums à la cerise, en lisant des &lt;a href=&quot;http://maliki.com/strips/strip_aware.jpg&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;histoires toute drôles&lt;/a&gt; de chats et de filles aux cheveux roses et en ne pas travaillant.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le jour où j'étais pas très bien coiffé et où j'avais une tache sur mon manteau</title>
    <link>/blog/post/2008/04/02/Le-jour-ou-jetais-pas-tres-bien-coiffe-et-ou-javais-une-tache-sur-mon-manteau</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:045283a311acbf8896c0f410021a7e10</guid>
    <pubDate>Wed, 02 Apr 2008 23:30:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>célibataire</category><category>licencieux</category><category>no-life</category><category>silencieux</category><category>stalker</category><category>timide</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Elle classe ses feuilles, sort sa pochette, ouvre sa pochette, y met ses feuilles, puis range ses stylos. Lentement. Jamais vu une fille ranger ses stylos si lentement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La moitié de la classe est déjà partie. Je fais comme si je classais mes feuilles, sortait ma pochette, etc., n'importe quoi, pour paraître occupé. Surtout ne pas donner l'impression que je l'attends. Mais personne ne me regarde ; je me sens stupide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle sort enfin de la classe, je suis juste derrière elle, sur ses traces. Je réfléchis depuis une heure. Dans le couloir ? Non... Dans l'escalier ? Non... Je la suis sans la suivre, je la regarde sans la regarder. On est dehors. Elle ne se retourne à aucun moment. Est-ce qu'elle m'entend derrière elle ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle se dirige vers le métro... Ah, non, elle tourne à gauche. C'est ma direction. Je la suis, enfin non, je vais chez moi. Je vais chez moi. Faut pas rêver. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle marche vite, la vache. Je fatigue vite. Et puis j'ai déjà laissé tomber. Ce sera une autre fois. Il reste quelques semaines de cours. Ok, deux semaines. Merde merde merde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle m'a distancé d'une bonne trentaine de mètre. Oups, j'ai regardé ses fesses. Ne pas regarder ses fesses. La la li la la. Je regarde mes chaussures. Tiens, elles sont sacrément sales, j'avais pas fait attention. Est-ce qu'une fille regarde les chaussures d'un mec ? Hum...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je l'ai paumée. Merde merde merde, je l'ai paumée. Elle a traversé la rue ? Elle a déjà tourné au coin ? Je vais pas savoir où elle habite. J'aimerais savoir dans quel coin elle habite. Pas pour la harceler, pour savoir où elle habite. Bon, je la vois demain. J'espère. Merde, je l'ai paumée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oups, elle est là. Elle s'était arrêtée devant une vitrine. Elle se rapproche par le côté, presque parallèlement à mon mouvement. Elle me jette un coup d'œil. Elle reprend son pas vif et léger. Merde, c'est une nouvelle chance, je dois pas la rater. Oh, le carrefour. Elle va traverser. Faut l'arrêter. Bonhomme rouge. Bonhomme rouge. Bonhomme rouge bonhomme rouge bonhomme rouge. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonhomme rouge !!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis à côté d'elle. Je crois que je respire un peu fort, je me suis dépêché. Je la regarde. Elle me regarde. Je regarde ailleurs. Une demi-seconde. Je crois qu'elle me regarde, alors je la regarde. Elle ne me regardais pas, mais là elle me regarde. Je lui souris. Elle me sourit (rapidement). Puis elle regarde ailleurs. Je me dis que vraiment, c'est le moment. Vraiment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une demi-seconde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Salut.
— Bonjour.
— Tu es slovaque, n'est-ce pas ?
— Oui ! Tu te souvenais de ça ?
— Ben, mon meilleur ami est slovaque, donc bon, ça m'a rendu curieux. Tu es la deuxième Slovaque que je connais.&amp;quot;&lt;br /&gt;
Une demi-seconde.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Euh, &lt;em&gt;le&lt;/em&gt; deuxième Slovaque ?&amp;quot;&lt;br /&gt;
Je commence à réfléchir grammaire, morphologie, syntaxe, tout ça. Ça me calme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merde merde merde, elle repart ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ah non, c'est juste le bonhomme vert. Ouf, elle est toujours à côté de moi. On a deux minutes pour parler, entre le carrefour et mon appart. Après dix minutes de course-poursuite effrénée, on parle deux minutes. Et puis j'arrive devant chez moi. Ouf !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne sais pas si j'oserai lui reparler demain. Je ne connais toujours pas son nom, d'ailleurs. Mais ce n'est pas bien important. Ce n'était pas vraiment elle, le plus important, en fait. Quand on combat contre soi-même, chaque bataille remportée, c'est un banquet qui s'étend sur toute la nuit, mais aussi, et surtout, l'euphorie vaporeuse qui apaise les aigreurs des défaites à demi oubliées.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le destin, la choucroute [2]</title>
    <link>/blog/post/2008/03/17/Le-destin-la-choucroute-%5B2%5D</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9d86b5ffadf85ca020a7688955a23433</guid>
    <pubDate>Tue, 25 Mar 2008 02:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>anti-pouf</category><category>charmant</category><category>douillet</category><category>dubitatif</category><category>parano</category><category>pinailleur</category><category>super pas à la mode</category>    
    <description>    &lt;p&gt;{Après cet intermède récréatif et bon enfant, retournons à &lt;a href=&quot;http://incurable.fr/blog/post/2008/03/01/Le-destin&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;mes tifs&lt;/a&gt;, et je vous conseille de lire l'article précédent pour mieux apprécier l'humiliation publique qui va suivre}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout fringant dans mon beau peignoir, le derrière fermement engoncé dans le moelleux fauteuil de l'espace shampooing, je commençais à somnoler, le sourire béat et l'œil éteint. J'étais là où on m'avait dit d'aller, j'avais fait comme on m'avait dit, maintenant j'attendais que ça se passe, quoi que &amp;quot;ça&amp;quot; fût. Je n'avais plus rien à faire, maintenant j'étais l'objet passif du bon-vouloir de la dame à la choucroute cuivrée avec des racines blondes et des mèches noires ; et cela me convenait fort bien ma foi. Hélas ! je sentais déjà ma position inconfortable, en constatant que j'étais face à la vitrine. du commerce, donc face à la rue. Et il était tard, donc il faisait sombre dehors, et éclairé dedans. Donc les gens passaient devant moi. Souvent ils tournaient la tête négligemment dans la direction de la vitrine. Non, dans MA direction. Et ils ME voyaient. Ne dites pas que c'est pas vrai parce que c'est vrai. Ne dites pas que je suis paranoïaque, vous aussi vous auriez été paranoïaque si tout le monde s'était mis à vous regarder. Voilà, je me sentais déjà mal. J'étais en peignoir, dans l'espace shampooing de Coiff&amp;amp;co, l'air con comme un gros barbapapa évaché, et la ville me regardait. La plus grande honte de ma vie depuis ce fameux jour à l'école primaire (tout le monde a un &amp;quot;fameux jour à l'école primaire&amp;quot;, je laisse au lecteur le soin de donner à cette expression le douloureux contenu que ses souvenirs rappelleront à sa mémoire, hihi). &lt;br /&gt;
La question qui me vint à l'esprit fut alors : avais-je l'air plus con tout seul dans mon peignoir, ou accompagné de trois pèlerins à l'air aussi hagard et à qui le peignoir allait tout aussi dramatiquement peu ? Je ne cherchai même pas la réponse, puisque les trois pèlerins étaient là, à côté de moi, l'air hagard, que ça me plaise ou non, malgré mes multiples protestations (j'ai tenté en dernier recours &amp;quot;Mais c'est un scandaaaaaale, Monsieur Barre&amp;quot;, mais je crois que la corporation des coiffeuses à choucroute n'encourage pas la culture politique de ses membres). Mon pessimisme naturelle conclut finalement qu'on était à nous quatre une bien belle brochette de crétins à peignoir, et je m'enfonçai encore plus profondément dans les souffrances intolérables de mon agonie sociale, et dans le moelleux fauteuil de l'espace shampooing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est une habitude dont je ne peux me défaire, qui se manifeste systématiquement quand je suis dans une file d'attente à la Poste, à la gare, ou au coiffeur — ah, oui, je tiens à préciser que je ne fais pas partie de la France qui va &lt;strong&gt;chez le&lt;/strong&gt; coiffeur, tout comme je ne fais pas partie de la France qui se lève tôt (c'est mon côté jeune et subversif, vous comprenez). Cette habitude (cet &lt;em&gt;habitus&lt;/em&gt;, dirait le sociologue Pierre Bourdieu pour montrer que c'est un scientifique et qu'il peut utiliser des mots compliqués pour dire des trucs qu'on a déjà des mots pour les dire) est sans doute assez banale : j'ausculte attentivement les différents employés auxquels je risque d'avoir affaire dans l'heure, qui a l'air sympa, qui a l'air chiant, qui a l'air très chiant. Une habitude banale, mais un peu maladive chez moi, puisque la curiosité devient rapidement un stress, voire une angoisse quand on est en face d'une espèce de grosse choucroute cuivrée à racines blondes et à mèches cuivrées et aux ONGLES LONGS. Inutile de préciser qui m'a fait mon shampooing, vous l'avez deviné.&lt;br /&gt;
Savez-vous que le cuir chevelu est une zone particulièrement vascularisée et innervée de notre peau ? Je l'ai appris ce jour-là. Avec ses ongles. J'en frissonne encore. C'était, comment dire... j'avais l'impression qu'elle était le râteau, et moi le plant de radis resté en jachère depuis trois mois, un jour de gel. Ou plutôt, étant donnés la vigueur et l'enthousiasme sadique évident de ses gestes, je dirais que c'était Bree (de Desperate Housewives) tentant de récurer un four avec le côté vert d'une éponge. Et sans décap'four. J'ai douillé, les amis, j'ai douillé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis vint le moment du coiffage proprement dit. J'étais installé dans mon beau peignoir devant un beau miroir, à contempler mes malheureux cheveux pour la dernière fois (et à estimer l'ampleur des dégâts, j'avais l'impression d'avoir Cette jeune femme avait le même défaut que tous les coiffeurs : elle était incapable de choisir à ma place.&lt;br /&gt;
Elle : Alors vous voulez quoi ?
&lt;br /&gt;Moi : Euh... plus court.
&lt;br /&gt;
Elle : Oui, d'accord, mais comment ?
&lt;br /&gt;
Moi : Ben, des cheveux courts.
&lt;br /&gt;
Elle : Courts courts ?
&lt;br /&gt;
Moi : Ah non !
&lt;br /&gt;
Elle : ...
&lt;br /&gt;
Moi : ...
&lt;br /&gt;
Elle : Vous allez me montrer à partir des modèles. *tend un bouquin avec plein de photos*
&lt;br /&gt;
Moi : Alors... ben quelque chose comme ça. *montre une photo*
&lt;br /&gt;
Elle : Ah d'accord. Courts comme ça.
&lt;br /&gt;
Moi : Oui, comme ça mais qui tend un peu vers ça. *montre une autre photo*
&lt;br /&gt;
Elle : Mais c'est pas du tout pareil.
&lt;br /&gt;
Moi : ...
&lt;br /&gt;
Elle : ...
&lt;br /&gt;
Moi : Bon alors mettons pour la première photo.
&lt;br /&gt;
Elle : Je vous passe à la tondeuse ?
&lt;br /&gt;
Moi, ignorant totalement les conséquences de mes paroles et croyant naïvement que je pouvais faire confiance à cette jeune femme dont je n'osais remettre en cause la compétence : Pourquoi pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tondeuse. Mon dieu. Quand elle commença à passer la chose sur mon pauvre crâne, je compris en un instant que j'avais foiré ma journée. Mes cheveux, mes pauvres cheveux. Tous décimés, un à un, par la machine infernale. &lt;br /&gt;
Après avoir fait le tour de la tête, il restait des cheveux longs sur le dessus. Ça s'appelle l'effet palmier. C'est très seyant. J'ai hésité à partir à ce moment-là, ça m'aurait fait un style. On m'aurait appelé palm-man. Mais non, Dalila termina son office, et je me retrouvai avec une coiffure style Chuck Norris chez les Marines. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'histoire aurait été suffisamment pitoyable arrivé à ce point, n'eût-ce été ce qui va suivre... les réactions des gens. &lt;br /&gt;
Bon, je vais les classer dans l'ordre inverse d'émulation : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Carole a été tout à fait infâme. L'humiliation s'est déroulée sur msn, après avoir mis ma webcam :&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;C. : ...&lt;br /&gt;
Moi : pourquoi &amp;quot;...&amp;quot; ?
&lt;br /&gt;
C. : pour la coupe de cheveux.
&lt;br /&gt;
Moi : T'aimes pas ? :(
&lt;br /&gt;
C. : Je dois avouer que je ne suis pas transcendée.
&lt;br /&gt;
Moi : ça repoussera !
&lt;br /&gt;
C. : Mais oui.
&lt;br /&gt;
C. : et puis bon, je n'ai pas le goût universel.
&lt;br /&gt;
Moi : Arf.
&lt;br /&gt;
C. : et j'ai pas dit que c'était affreux.
&lt;br /&gt;
Moi : Arfffffffff&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Mon papa n'a pas aimé du tout. D'abord il m'a pas reconnu à la gare quand je suis rentré à la maison, ce qui est vexant en soi. Ensuite il a pigné pendant tout le trajet (des genres de &amp;quot;gniii&amp;quot; horripilants). Enfin, il a été très vilain au repas. Il me jetait des regards mauvais, et a coupé la conversation à plusieurs reprises pour simplement lancer un grand &amp;quot;Non, j'aime pas.&amp;quot;. Je crois qu'il ne supporte pas que j'ai la même coiffure que mon papy gendarme.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Capucine a dit simplement que &amp;quot;plus court, ça aurait été affreux&amp;quot;. C'est peut-être un compliment, chez les Bretons. (mais c'était sincère et pertinent)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;A. et L. ont été hypocrites, enfin je suis sûr qu'elles ont été hypocrites, parce qu'elles ont du goût donc elles auraient dû ne pas aimer, et donc me charrier, même si ça m'aurait vexé. Elles disent qu'elles aiment mais moi je sais que c'est pas vrai. C'est incroyable comme la plus infrangible des amitiés peut vaciller avec cette simple phrase &amp;quot;c'est sincère, j'aime bien&amp;quot;. :'(&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Ma maman a fait des &amp;quot;oooh&amp;quot; et des &amp;quot;aaaah&amp;quot;, ce qui veut dire qu'elle aime bien et qu'elle me trouve le plus beau des petits garçons du monde entier. Mais je crois qu'elle aurait dit ça aussi pour une crête de keupon donc son avis est un peu inclassable... (en fait ce qu'il y a de fabuleux avec mes parents, c'est qu'ils alimentent la relation œdipienne bien mieux que je ne le ferais si je le voulais) &lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Mon cousin-colocataire homosexuel a eu un mouvement de surprise en me voyant débarquer dans la cuisine, puis il m'a dit que ça m'allait très bien. Il m'avait déjà dit ça spontanément pour mon bô manteau, je suis content. &lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le lendemain, alors que je passais devant la chambre de mon cousin-colocataire, un de ses amis (homosexuel aussi) m'a attrapé comme un lapin en plein vol pour me dire que ma nouvelle coiffure m'allait très bien. Waw. Genre je le connais à peine, et il me complimente sur ma coiffure. C'était un peu flippant. &lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Ma grand-mère m'a trouvé superbe. Très élégant, très masculin. Là j'ai vraiment pris peur. (au passage, elle m'a dit qu'elle trouvait que j'avais maigri, ce qui est faux, comme à chaque fois qu'elle me dit que j'ai maigri ou que j'ai grossi, mamie je pèse toujours le même poids)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Tout ça pour dire que ma coiffure a été appréciée principalement, si ce n'est uniquement, par deux homosexuels et une grand-mère. Je vous laisse imaginer l'abîme réflexif dans lequel cette conclusion m'a amené...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Pendant ce temps, à Vera Cruz...</title>
    <link>/blog/post/2008/03/09/Pendant-ce-temps-a-Vera-Cruz</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fff98b11e0a479fb5f8ac17dd4dbbb18</guid>
    <pubDate>Sun, 09 Mar 2008 03:57:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>charmant</category><category>gamin</category><category>grossier</category><category>pompeux</category><category>prétentieux</category><category>rêveur</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Holy fuckin' damned shit, I got tagged man !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zut, j'ai été tagué par &lt;a href=&quot;http://20six.fr/luciole-en-couleurs&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Luciole&lt;/a&gt; ! Vous me direz, être tagué par une jolie fille, c'est la classe, ça prouve que j'ai encore du sex-appeal à revendre. &lt;br /&gt;
Je vous dirai certes.&lt;br /&gt;
Mais je la soupçonne fortement de m'avoir tagué pour me mouvoir le fondement, pour que j'écrive, et conséquentiellement pour que j'apaise son manque quasi-cocaïnomaniaque de saine lecture (aurait-elle abusé sur l'allemand médiéval ?...). Si cela ne flattait pas mon ego (qui n'en a pas besoin non plus... pas tant que ça), je m'épargnerais cette corvée (mon talent n'est pas Chuck Norris, il a besoin de repos parfois), mais je m'en voudrais de lui gâcher ce plaisir !&lt;br /&gt;
Voici donc le premier INTERLUDE (d'où le titre de l'article) de l'histoire de ce blog, puisque l'histoire précédente est pas finie...
&lt;br /&gt;
Donc, c'est une chaîne blogguesque dont je ne serai qu'un maillon (arg !!), et voici le règlement :&lt;br /&gt;
''Règles du jeu :&lt;br /&gt;
- Mettre le lien de la personne qui vous a tagué.&lt;br /&gt;
- Mettre le règlement sur votre blog.&lt;br /&gt;
- Mentionner 6 choses / habitudes / tics important sur vous-même.&lt;br /&gt;
- Taguer 6 personnes à la fin de votre billet en mettant le lien de leur blog.&lt;br /&gt;
- Avertir immédiatement sur leurs blog les personnes taguées.''&lt;br /&gt;
(On remarque que le règlement se contient lui-même ! Le règlement dit qu'il faut écrire le règlement qui dit qu'il faut écrire le règlement qui dit qu'il faut écrire le règlement qui dit qu'il faut écrire le règlement qui dit qu'il faut écrire le règlement. Ça fait une &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Fractale&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;fractale&lt;/a&gt; linguistique !!!!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, &amp;quot;6 choses/habitudes/tics&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Merveilleux. &lt;br /&gt;
J'aurais craint un énoncé un peu vague, mais là, non, je visualise parfaitement la question !&lt;br /&gt;
Allez je me motive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1) Quand je suis amoureux d'une fille, je le sais le jour où je rêve d'elle. Le truc c'est que je rêve tout le temps de plein de gens. Mais je le sais quand c'est un rêve d'amoureux. C'est quand je me réveille le matin et que je me dis &amp;quot;ah, c'est bien ce que je me disais, celle-là je l'aime&amp;quot;. Je le sais depuis ma première namoureuse de collège, en sixième. J'ai rêvé qu'on était sur le Titanic en train de couler, et qu'on allait mourir et que c'était très très romantique. Et que je me battais contre des poussins géants de 2 mètres de haut (mais ça, je sais pas pourquoi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2) J'ai appris mardi dernier comment bien lacer mes chaussures. Mais je continue de faire comme depuis que je suis tout petit : je fais une boucle à gauche, je fais une boucle à droite, et je les noue ensemble. Même que ça marche très bien, et je vous dis prout. (et j'ai appris aujourd'hui qu'il existait une autre personne sur terre à faire comme moi, ça m'a fait tout chose).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;3) Quand j'écoute une chanson en anglais, je suis incapable de suivre les paroles. C'est pas que je les comprends pas, mais je ne les suis pas, j'arrive pas à l'écouter comme une histoire. Alors quand je suis motivé, je mets la chanson une fois, puis je l'arrête pour relire les paroles, puis je la chante, puis je la joue au ukulélé, puis à la basse, puis je la remets et je fais tout en même temps. Je crois que je ne suis pas assez intelligent pour faire tant de choses à la fois du premier coup, mais j'ai une intelligence qui s'étale temporellement, qui prend le temps de s'installer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;4) J'ai pas la mémoire des prénoms ; c'est horrible. En début d'année, j'ai retrouvé par hasard à la fac une copine de solfège que j'avais pas revue depuis deux ans. J'oubliais tout le temps son prénom, même après plusieurs années passées ensemble. Alors forcément, quand je l'ai retrouvée, ça s'était complètement échappé de mon esprit. Alors, quand j'ai dû rentrer son nouveau numéro de téléphone, je lui ai demandé son &amp;quot;nom&amp;quot;. Elle m'a dit son prénom, en me faisant un drôle d'air, et ensuite je lui ai dit &amp;quot;non, je voulais ton nom de famille&amp;quot;. Je trouvais ça super malin, sur le coup, mais je crois qu'elle a capté que je me foutais un peu d'elle... Faudra que je lui avoue ça. Un jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;5) D'après mes parents, quand j'étais petit, je voulais être clown-poète. Ils avaient trouvé ça charmant. Moi aussi, je dois dire. Je suis sûr que j'étais un enfant charmant. D'ailleurs c'est toujours le cas. Mais je veux juste être prof et écrivain. C'est pas si loin. (écrivain, c'est un plus un rêve qu'un projet d'avenir, mais je serai prof)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;6) Mon passe-temps favori est de trouver le bon moment dans la discussion pour placer que j'ai été lauréat d'un prix pour les écrivains de 15 à 25 ans, alors que je n'avais que 15 ans, et que j'ai été publié dans toute la France au Mercure de France, et que je me sens quand même vaaaachement fier de moi. Et j'arrive toujours à le placer. La preuve. Héhé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Valàààààà.&lt;br /&gt;
Je passe le relais à, euh, à, euh, à, euh...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://chchchange.blogspot.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;TikTik&lt;/a&gt; qui nous racontera ses tiks (mais pas ses tiques, j'espère)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://syneosquall.blogspot.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Néo&lt;/a&gt; pour qu'il remplisse son blog, ça fait longtemps. (il va dire qu'il prépare un exam d'informatique quantique, mais l'écoutez pas, c'est des conneries)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://jaimelesfraisiers.blogspot.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Dobby&lt;/a&gt; pour qu'elle remplisse son blog, ça fait violemment longtemps (elle va dire qu'elle prépare le capes de lundi prochain, mais l'écoutez pas, c'est des histoires).&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://bonheursdeprawn.canalblog.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Prawny&lt;/a&gt; qui nous donnera peut être six bonnes recettes ! (ou alors six bonnes raisons de ne pas utiliser les tourniquets du métro ou de ne pas se promener en rollers à Paris, mais ce sera rigolo en tout cas)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://angy-s-dreams.blogspot.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Angy&lt;/a&gt;, qui écrira en portugais, certes, ce qui ne m'arrange pas, certes, mais bon, peut-être qu'elle fera de jolies photos à la place...&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Mon papounet, sur son blog de syndicaaaliste gauuuchiste, ça fera bien, tiens.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Héhé, j'aime beaucoup cette idée d'emmerder les gens parce qu'on s'est fait soi-même emmerder. Très individualiste, très mesquine ! ^^ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et bientôt, je reprendrai la suite de l'histoire du coiffeur... Wait and see.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le destin, la choucroute</title>
    <link>/blog/post/2008/03/01/Le-destin</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e50acd79cfb19dbf1186a42fa565b699</guid>
    <pubDate>Sat, 01 Mar 2008 03:44:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>condescendant</category><category>nawakiste</category><category>normand</category><category>procrastinateur</category><category>rêveur</category><category>super pas à la mode</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le choix était rude.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rien que dans les noms : &lt;em&gt;C dans l'hair, Evolu'tif, cd'coiffé, Chi Choc coiffure, Atmosp'hair.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merveilleux : la poésie du quotidien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, je me suis décidé pour celui d'en bas de chez moi, parce qu'il était pas cher, et pas loin. Un bon endroit pour accomplir le funèbre office qui me coûterait ma belle coupe années 60 style moumoute en vrai crin de labrador et surtout en vrai &amp;quot;mouarf, j'irai le mois prochain, ils sont pas si longs&amp;quot;. Et puis, dans le nom de ce lieu d'horreur et de barbarie aux multiples rites sacrificiels anti-capillaires, &lt;em&gt;Coiff et Co&lt;/em&gt;, y'avait un côté un peu classieux que je goûtais beaucoup, et je sentais un jeu de mot pourri quelque part, mais j'avoue que je ne l'ai toujours pas repéré. D'ailleurs l'orthographe n'est pas bien définie. &lt;em&gt;Coiff&amp;amp;co&lt;/em&gt; ? &lt;em&gt;Coiff'éco&lt;/em&gt; ? &lt;em&gt;Quoi, fait Queaux&lt;/em&gt; (des fois, j'aimerais bien qu'il existe d'autres gens qui supportent un gros Q devant leur prénom, je me sentirais moins seul, donc j'invente des prénoms en Q) ? Mystère de la capilliculture moderne, sans doute. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de cette réflexion, je m'élançai d'un pas souple et élégant vers mon destin, destin qui se cachait sous une choucroute blonde avec des racines noires et des mèches cuivrées. Ou l'inverse, je ne savais plus trop où étaient les mèches et où étaient les vrais cheveux : l'ensemble m'hypnotisa un certain moment, et mon pas devint brinquebalant et pataud au fur et à mesure de ma progression dans l'antre du Malin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Bonjour. C'est la première fois que vous venez ? C'est pour une coupe ? Vous pouvez vous dévêtir et prendre un peignoir dans le vestiaire derrière, puis vous installer dans l'espace shampooing.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oulah, mémère, pas trop vite. Je levai les yeux pour remarquer que tout était déjà inscrit sur un énorme panneau, le genre qu'on trouve dans les laveries et que je mate cinq minutes à chaque fois — à la limite du TOC. Je me demandai alors si les gens étaient censés accomplir directement ce que le panneau indiquait , le blabla de la dame ne servant alors que de creux rappel formel, ou si le panneau était là pour rappeler ce que la dame avait dit, pour les débiles comme moi qui hésitent cinq minutes devant des instructions de machine à laver (mais c'est compliquéééé, les pièces c'est AVANT ou APRÈS la lessive, hein ?). &lt;br /&gt;
D'abord, le déshabillage. Ok, ça je pouvais comprendre, j'enlevais mon manteau, d'accord, soit. Mais il fallut comprendre que je devais le mettre dans l'espèce de placard devant moi. Or, c'est pas parce qu'il était devant l'entrée et déjà plein de manteaux que c'était le placard à manteau. Les gens vont dire que c'était évident, mais non, excusez-moi, pas tant que ça. Méfions-nous des apparences, car le coiffeur, comme le Chinois et le Haut-Normand, est naturellement fourbe. Mais bon, ok, mettons, je me dévêtis &lt;br /&gt;
Ensuite, le peignoir. Haha ! le peignoir. C'est déstabilisant de se voir demander de mettre un peignoir quand on veut juste se faire raccourcir la tignasse. À la limite, ce n'est pas trop déstabilisant pour moi quand c'est une jolie fille — même enchoucroutée — qui le demande, je veux dire, ça m'arrive souvent (j'entre dans une maison, au hasard, et il y a toujours une fille dans un jacuzzi qui me dit avec un accent italien de me détendre et de mettre un peignoir [avant de l'enlever, car l'Italien, comme l'étudiant et le bisexuel, est naturellement indécis], je vous jure ça m'arrive tout le temps [ma vie est un film porno en boucle]). Mais là, que ce fût un froid panneau jaunâtre pisseux qui me le demandât, ça me perturba, je me dis &amp;quot;Mais il veut me faire quoi, lui ? C'est quoi ce mauvais plan ?&amp;quot;, et j'étais à deux doigts de m'offusquer et de me braquer contre l'indécent panneau. Mais bon, ok, mettons, je mis un peignoir.&lt;br /&gt;
Enfin, l'espace shampooing. Haha, j'adore, on dirait les petites émissions sur le satellite, quand des mecs veulent refaire un appart de parigot de 50m² et donner l'impression que c'est une vraie maison. On met un bureau dans un coin, et c'est l'espace travail, on met trois cubes, un hochet et deux rat mort dans un coin, et c'est l'espace jeu pour bébé. Mais, excusez, chez moi, dans la campagne profonde, y'a pas des &amp;quot;espaces&amp;quot; ou des &amp;quot;coins&amp;quot;, chez moi y'a une pièce pour l'ordi, une pièce pour la télé, une pièce pour la cuisine, une pièce pour bébé, une pièce pour le dodo du monsieur, une pièce pour le dodo de la madame (on est pas chez les sauvages, on se mélange pas), une pièce pour le bac à crotte du chat, une pièce pour ranger la litière de la bac à crotte du chat, une pièce pour la plante en pot où le chat crotte quand la litière du bac à crotte du chat ne lui plaît pas, etc. Eh ben c'est pareil quand on va chez le coiffeur, moi j'aime pas les pièces que l'on tranche artificiellement pour faire comme si y'avait plusieurs pièces, j'aime pas qu'il y ait des &amp;quot;espaces&amp;quot;, et encore moins que l'on mette des couleurs pour faire style &amp;quot;là on shampouine, là on coupe, là on met la tête dans un casque en forme de suppositoire géant, là on paie&amp;quot;. C'est des manières de maniaque, et je ne suis pas maniaque (ça se verrait, hein). Mais bon, ok, mettons, je me dirigeai (très primesautier dans mon beau peignoir &lt;em&gt;Coi faique oh !&lt;/em&gt;) à l'espace shampooing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bref j'avais toutes les raisons de partir, et pourtant, par des mystères très mystérieux, je suis resté...&lt;br /&gt;
Et vous découvrirez la suite au prochain épisode du &lt;em&gt;Salon de Coiffure de l'Angoisse&lt;/em&gt;, un feuilleton trépidant plein de rebondissement !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les compagnons de l'insomnie</title>
    <link>/blog/post/2008/01/16/Les-compagnons-de-linsomnie</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ed8fb8b8f2014fbdea35af7d3be8f969</guid>
    <pubDate>Wed, 16 Jan 2008 03:58:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>fan de</category><category>gourmand</category><category>intello</category><category>normand</category><category>procrastinateur</category><category>rêveur</category><category>somnambule</category>    
    <description>    &lt;img src=&quot;http://incurable.fr/CalvinHobbes0002.JPG&quot; alt=&quot;Calvin et Hobbes&quot; /&gt;
&lt;br /&gt;
- un bon album de Calvin &amp;amp; Hobbes ; &lt;br /&gt;
- deux œufs sur le plat recouverts de gruyère fondu ; &lt;br /&gt;
- une tarte aux poireaux de chez Leader Price ;&lt;br /&gt;
- deux trois mini-smarties ;&lt;br /&gt;
- une lichette de rhum ;&lt;br /&gt;
- la perspective du gâteau basque du lendemain, pour finir le rhum ;&lt;br /&gt;
- une blogo-découverte &lt;a href=&quot;http://www.chicou-chicou.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;sympathique&lt;/a&gt; ;&lt;br /&gt;
- une pomme pas normande mais bon ;&lt;br /&gt;
- quelques cyber-amis ;&lt;br /&gt;
- un coup d'oeil sur mon nouveau sac très beau ;&lt;br /&gt;
- un &lt;a href=&quot;http://blogalire.blogspot.com/2007/12/bd-le-sens-de-la-vis.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;très bon album&lt;/a&gt; de Larcenet/Ferri ;&lt;br /&gt;
- un chanson lunaire en boucle depuis plusieurs jours ;&lt;br /&gt;
- un article passionnant dans un &lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;journal intello&lt;/a&gt; que je ne lis pas que pour dire que je le lis ;&lt;br /&gt;
- un post super gratuit dans mon blog ;&lt;br /&gt;
- et toujours la même envie d'une nuit intemporelle, d'une nuit pour tout lire, et apprendre, et tout découvrir, et tout faire, tout ce qu'on n'a pas fait dans la journée, quand tout va au rythme normal, quand on n'a jamais le temps de rien faire, mais qu'on fait pourtant tellement plus.</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Major Tom to Ground Control</title>
    <link>/blog/post/2008/01/15/Major-Tom-to-Ground-Control</link>
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    <pubDate>Tue, 15 Jan 2008 02:34:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>fan de</category><category>loin de sa maison</category><category>mélomane</category><category>no-life</category><category>nostalgique</category><category>rêveur</category>    
    <description>    &lt;ins&gt;Communication du Major Tom - 117ème jour&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;Major Tom à Ground Control... Vous m'entendez Ground Control ?&lt;br /&gt;Bon, voilà, j'ai traversé une bonne centaine de milliers de miles, je commence à en avoir un peu ras le bol, j'aimerais rentrer.&lt;br /&gt;Non mais vraiment. &lt;br /&gt;Tout se passait plutôt bien, au début. Je pensais que le vaisseau allait là il devait aller, alors je me laissais porter. De temps en temps, je mettais mon masque, et j'osais sortir de la capsule. J'étais tranquille, et je tournais lentement aux alentours. Les étoiles me semblaient différentes de dehors, tandis que je flottais de la plus étrange des manières, loin du monde, loin de la Lune. &lt;br /&gt;Mais voilà, je m'ennuie. Tous les jours j'indique dans le cahier de bord la chemise que je porte, et je prends mes pilules protéinées. Mais je n'ai plus envie de sortir, la planète Terre est toujours aussi bleue et les étoiles toujours identiques chaque jour, et j'aimerais dire moi-même à ma femme que je l'aime.&lt;br /&gt;J'ai vérifié l'allumage, pouvez-vous lancer le compte à rebours ? Ground Control ? Vous m'entendez Ground Control ?&lt;br /&gt;Bordel, les circuits sont morts ! Pouvez-vous m'entendre, Ground Control ?&lt;br /&gt;Pour l'amour de Dieu ! vous m'entendez Ground Control ?&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 85%;&quot;&gt;Vous m'entendez Ground Control ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 70%;&quot;&gt;Vous m'entendez Ground Control ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 60%;&quot;&gt;Vous m'entendez Ground Control ?&lt;br /&gt;...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.deezer.com/track/18342&quot;&gt;L'original&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;(&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://daize.puzzling.org/tabs/groundcontrol_lyric.html&quot;&gt;Les paroles de l'original&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les Mots Bleus</title>
    <link>/blog/post/2008/12/31/les_mots_bleus</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3c72c93eb20e958fc1c14688536ce690</guid>
    <pubDate>Mon, 31 Dec 2007 01:38:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>adolescent</category><category>malaimable</category><category>normand</category><category>nostalgique</category><category>silencieux</category><category>techno-dépendant</category>    
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Le chemin est long sur le retour, la
marche lente dans le sable normand, tandis que nous avançons
tous les deux dans la nuit d'hiver, moi à mon rythme, lui à
son rythme. Je regarde les lumières de la ville devant moi,
mais je sais qu'il me suit toujours, jamais très loin.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Le vent de décembre est froid,
qui passe dans sa barbe grisonnante, et éparpille la lourde
frange qui voile mes yeux.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je sors un petit appareil dont la
lumière détourne mon regard des étoiles. Je choisis
un morceau de &lt;span lang=&quot;en-US&quot;&gt;rap&lt;/span&gt;, et attend une réaction,
qui ne tarde pas. Deux trois grommellements et j'ai déjà
changé.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Mes doigts connaissent la manoeuvre, je
sautille légèrement d'un titre à l'autre sur la
plage, alors qu'il me suit à pas mesurés, comme autant
de doux glissements sur le sable, que j'écoute sans tendre
l'oreille. Il ne cherche pas à s'adapter à ma cadence
chaotique, binaire, ternaire, modulant sans arrêt, à
l'envie à l'humeur.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Soudain, le son de ses pas feutrés
cesse derrière moi. Je me retourne et le regarde. Le viseur
électronique est déjà pointée sur moi.
C'est le moment, me dis-je. Depuis deux jours que je l'attends, je
vais lui faire plaisir, je vais me faire pardonner de mes paroles
imprudentes... Mon visage réticent se force à se
déformer, puis une seconde d'amour m'arrache un sourire, un
vrai. Un flash jaillit. J'espère que cela a suffit pour
capturer ce que j'ai laissé échapper, la culpabilité,
l'affection, le respect, mais je baisse les yeux avant qu'il ne
baisse son appareil.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je lui tourne le dos, rallume mon
lecteur : les &lt;em&gt;Mots Bleus&lt;/em&gt; de Christophe recouvrent le bruit des
vagues qui s'abattent sur la grève. Il dit quelques mots, je ne
réponds pas. Je reprends la marche, toujours devant lui, et,
pour quelques minutes, je règle mon pas sur le pas de mon
père.
&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
</channel>
</rss>
