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  <title>Le blog de l'Incurable - malaimable</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 05 Feb 2012 21:08:00 +0100</pubDate>
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    <title>Les Mots Bleus</title>
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    <pubDate>Mon, 31 Dec 2007 01:38:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>L'Incurable</dc:creator>
        <category>adolescent</category><category>malaimable</category><category>normand</category><category>nostalgique</category><category>silencieux</category><category>techno-dépendant</category>    
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Le chemin est long sur le retour, la
marche lente dans le sable normand, tandis que nous avançons
tous les deux dans la nuit d'hiver, moi à mon rythme, lui à
son rythme. Je regarde les lumières de la ville devant moi,
mais je sais qu'il me suit toujours, jamais très loin.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Le vent de décembre est froid,
qui passe dans sa barbe grisonnante, et éparpille la lourde
frange qui voile mes yeux.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je sors un petit appareil dont la
lumière détourne mon regard des étoiles. Je choisis
un morceau de &lt;span lang=&quot;en-US&quot;&gt;rap&lt;/span&gt;, et attend une réaction,
qui ne tarde pas. Deux trois grommellements et j'ai déjà
changé.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Mes doigts connaissent la manoeuvre, je
sautille légèrement d'un titre à l'autre sur la
plage, alors qu'il me suit à pas mesurés, comme autant
de doux glissements sur le sable, que j'écoute sans tendre
l'oreille. Il ne cherche pas à s'adapter à ma cadence
chaotique, binaire, ternaire, modulant sans arrêt, à
l'envie à l'humeur.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Soudain, le son de ses pas feutrés
cesse derrière moi. Je me retourne et le regarde. Le viseur
électronique est déjà pointée sur moi.
C'est le moment, me dis-je. Depuis deux jours que je l'attends, je
vais lui faire plaisir, je vais me faire pardonner de mes paroles
imprudentes... Mon visage réticent se force à se
déformer, puis une seconde d'amour m'arrache un sourire, un
vrai. Un flash jaillit. J'espère que cela a suffit pour
capturer ce que j'ai laissé échapper, la culpabilité,
l'affection, le respect, mais je baisse les yeux avant qu'il ne
baisse son appareil.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je lui tourne le dos, rallume mon
lecteur : les &lt;em&gt;Mots Bleus&lt;/em&gt; de Christophe recouvrent le bruit des
vagues qui s'abattent sur la grève. Il dit quelques mots, je ne
réponds pas. Je reprends la marche, toujours devant lui, et,
pour quelques minutes, je règle mon pas sur le pas de mon
père.
&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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